Agir en janvier

La section académique du SNES présente à chacun d’entre vous ses vœux les plus sincères. Que la dernière année de la décennie vous soit propice sur tous les plans : personnel et familial, professionnel, revendicatif, syndical, citoyen !

Dans un contexte général qu’il est inutile de rappeler mais qui mérite probablement débat quant à sa réalité et aux formulations qui le décrivent (voir à ce sujet les articles sur la crise ou la dette sur le site académique), le pouvoir poursuit sa politique de démantèlement des services publics. S’emparant des discours pédagogiques, démocratiques, voire de café du commerce, il n’en vise pas moins les mêmes objectifs : casser ce qui sert la collectivité, dont le service public d’éducation, pour d’une part réduire les dépenses publiques — et par là poursuivre la politique d’allègement fiscal des plus hauts revenus — et d’autre part en offrir des pans entiers à l’appétit du secteur marchand. Pour surmonter les résistances rencontrées, il envisage désormais de déconcentrer au plan local la mise en œuvre de sa politique (le sale boulot aux chefs d’établissements) : suppressions d’enseignements, de dédoublements ou d’allègements, ménagement des personnels, y compris le recrutement, la formation et certains aspects de la rémunération.

Un tel contexte ne peut que renforcer notre détermination à faire vivre dans chaque établissement la force de résistance que seuls peuvent construire, animer et représenter le S1 du SNES et la section locale de la FSU. Cela conforte l’analyse que nous avons faite que la clé de la syndicalisation, de l’action et de la résistance à l’autoritarisme à tous les niveaux est bien notre capacité à nous organiser dans chaque établissement. Nous devons faire vivre, en les implantant là où ils n’existent pas, des S1 dans tous les établissements. Outre les visites volontaristes que nous programmons, les militants des S2 et du S3 sont disponibles pour apporter aide et soutien à ceux d’entre vous qui se trouvent aujourd’hui trop isolés. N’hésitez pas à faire appel à eux.

Après s’être donné le temps de rechercher l’unité la plus large possible et avoir constaté que sur un certain nombre de dossiers (lycées, EPLE) cette unité n’était pas possible avec des organisations qui soutiennent la politique gouvernementale,

Après le premier coup de semonce du 24 novembre,

Le SNES avait pris l’initiative d’un plan d’action en janvier, dans les lycées et les collèges.

Suite aux contacts pris dans les derniers jours de décembre, ce plan s’est étoffé, comme chacun a pu en prendre connaissance dans l’US arrivée fin décembre..

  • dès la première semaine, faire connaître à l’ensemble des personnels les projets pour la rentrée 2010 : réformes des lycées, des EPLE, orientation, budget, absence de revalorisation, suppression de la formation des stagiaires, etc..., par tous les moyens possibles : heures mensuelle, AG, journées ou demi journées banalisées investies, etc
  • prendre contact avec les représentants des parents d’élèves et des élèves dans les CA pour échanger les points de vue et envisager les actions communes à développer au plan local en direction de l’opinion (tracts communs, communiqués de presse, actions de médiatisation) comme des politiques (interpeller les élus nationaux et locaux de la circonscription, le canton ou la commune de l’établissement)
  • le 14 janvier, journée nationale d’action : démultiplier les initiatives
  • le 19 janvier, CTPA académique de répartition des moyens
  • le 21 janvier, grève nationale dans l’ensemble de la Fonction Publique
  • le 30 janvier, manifestation nationale pour l’Education