• Ras-le-bol d’être toujours perdant ?
  • Ras-le-bol de se tuer à la tâche ?
  • Ras-le-bol des journées de « rattrapages »
  • Ras-le-bol des classes surchargées ?
  • Ras-le-bol du traitement de cheval ?

Conditions de rentrée : continuité dans la dégradation

Au niveau académique, la dotation ministérielle après avis du CTM est de +161 équivalents temps pleins (ETP), mais 100 ETP seulement sont des créations d’emplois publics, 61 sont donc constitués d’HSA. Les services du rectorat ont calculé un « besoin » pour les enseignements du second degré en hausse de 191 ETP. Inutile de préciser que ce calcul ne prend en compte que la hausse démographique et quelques évolutions positives que nous avons pu arracher, tel le retour de l’histoire-géographie en terminales S, et en aucun cas nos revendications en matière d’allègement des services et des effectifs ! Pour financer les 30 ETP manquant, le Recteur a pris la décision de supprimer 30 ZR ; les zones de remplacement et leurs titulaires restent plus que jamais la variable d’ajustement de la gestion des moyens du second degré.

Les DGH sont maintenant connues dans tous les établissements, et partout, des compléments de service, des heures supplémentaires à coup de chantage aux dédoublements, des effectifs à la hausse…
En clair, alors que nous avons obtenu que les discussions sur nos métiers et services se poursuivent et empêché qu’un projet ne comportant aucune revalorisation, ni en rémunérations, ni en conditions de travail et temps de service, nous soit imposé dès la rentrée, la rentrée prochaine est surtout marquée par une continuité dans la dégradation : paupérisation, difficultés professionnelles accrues, pressions hiérarchiques, absence de reconnaissance, et même, au plan académique, un durcissement des relations avec le rectorat, un dialogue social de sourds ; aucun signe donc, susceptible de répondre à nos attentes et à enrayer la crise de recrutement dans nos métiers.

Après le Conseil syndical académique du 7 janvier et le stage « chantiers » du 30 janvier, le bureau académique, réuni ce matin 04/02 a décidé d’impulser une journée académique de grève et d’action dans les établissements le jeudi 20 février 2014.
Les débats durant ces deux temps forts nous ont montré que partout, les méthodes toujours plus managériales, les DGH insuffisantes, les conditions de travail toujours plus lourdes nous poussaient sans arrêt plus loin dans nos limites. Beaucoup d’entre nous se sentent proches du point de rupture, usés par des décisions toujours plus comptables que pédagogiques.

À nous / vous de jouer

C’est dans cet esprit que nous proposons cette journée d’action. Il s’agit de se réapproprier notre lieu de travail, notre établissement, notre salle des prof. en y tenant le matin des AG, pour préparer le rassemblement académique qui aura lieu l’après-midi au rectorat. Nous déposons une demande d’audience auprès du recteur. Nous devons faire sortir de nos établissements nos demandes en matière de conditions de travail et de réponses aux besoins des élèves. Pour ceux qui n’auront pas un long déplacement pour rejoindre Grenoble, ce sera l’occasion, selon les situations, d’interpeller la presse, les élus locaux, en organisant, peut-être avec les parents, des réunions publiques pour faire connaître ces conditions de rentrée…

Nous n’obtiendrons pas d’avancée significative sans engagement sur place, de tous, au plus près du terrain. Nous le savons bien, obtenir de meilleures conditions de travail, une revalorisation aujourd’hui incontournable, passe par une mobilisation collective et massive, et la clef, c’est nous qui l’avons.

C’est maintenant ! Nombreux et ensemble !

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