AI-PRT : non au mépris !

Aucune autre administration, ni a fortiori aucune entreprise, n’assure la maintenance et le suivi de son parc informatique en mobilisant si peu de moyens que l’éducation nationale. Sous l’appellation d’AI-PRT, des collègues rémunérés par une poignée d’heures de décharges effectives ou d’HSA réussissent le tour de force quotidien de faire fonctionner les parcs de machines, les réseaux et les applications spécifiques des établissements.

Pourtant c’est encore trop aux yeux du Recteur et de 3 des 5 IA de l’académie qui entendent supprimer ces moyens horaires pour ne plus distribuer que l’aumône symbolique d’une indemnité incertaine.

Les AI-PRT disent NON !

Dans un article précédent nous évoquions le fait que le rectorat pour les lycées et 3 IA (38, 73,74) pour les collèges avaient pris la décision de ne plus attribuer d’heures au titre de l’AI-PRT dans les dotations d’établissement, en indiquant que cette mission ouvrirait éventuellement doit au versement d’une indemnité nouvelle l’IFIC. Cette indemnité, versée en fin d’année, après discussion en CA et accord du Recteur, pour le travail réalisé pendant l’année peut varier dans une fourchette de 400 à 2400 euros ; mais le montant de 600 euros a parfois été avancé par l’administration.

Si les tâches effectuées au titre de ces missions, le nombre de collègues concernés, peuvent varier d’un établissement à l’autre, les collègues qui ont accepté cette mission peuvent actuellement bénéficier de moyens attribués en décharges de service effectives ou en HSA. Si ces heures sont souvent en nombre trop restreint, eu égard à la réalité de la lourdeur de la tâche, elles ont au moins le mérite de dégager du temps pour mener cette mission à bien. Si l’on se souvient que la première HSA de certifié classe normale est rémunérée 1291,21 euro et les suivantes 1076,01 et qu’à partir du 6e échelon une heure de service normale est davantage rémunérée, on mesure la baisse de rémunération envisagée pour cette mission.

La plupart des collègues concernés ont clairement indiqué qu’ils refusaient ce coup de force et ne seraient plus en mesure d’assumer cette responsabilité si les moyens leur en étaient refusés. Réunis en AG mercredi dernier, en présence du secrétaire académique du SNES, ils ont clairement exprimé leur exigence d’une définition claire de leurs missions et de moyens horaires pour la mener à bien. C’est l’objet de la motion destinée à être présentée dans les CA d’établissements ainsi que de la pétition jointe à signer et faire signer, que l’on peut également signer en ligne.

La section académique du SNES appelle tous les collègues et toutes les personnes concernées à soutenir l’action des AIPRT et à signer et faire signer les pétitions sur papier ou en ligne. Elles seront communiquée Mercredi 9 février au Recteur à l’occasion du rassemblement académique devant le rectorat à 14 h 00 et de l’audience.