• wpid-parasol

Décidément, puisque cette Ministre de l’Éducation ne veut rien entendre, dans le gouvernement de ce premier Ministre à qui le 49-3 tient lieu de compas (boussole ?), ce sera donc la manifestation nationale où nous irons porter notre parole au plus près des oreilles ministérielles.

Il n’est pas question que cette réforme du collège se mette en place, tout simplement parce qu’elle n’apporte pas de réponses aux vraies difficultés du collège.

Surfant sur l’antienne de l’égalitarisme de façade, en répétant jusqu’à la nausée « autonomie, autonomie, autonomie », elle ne contient aucun des éléments attendus par une profession qui se sent trahie et voit son métier dénaturé et vidé de son sens. Ni amélioration des conditions de travail, ni revalorisation.

Ce serait encore un peu plus de mise en concurrence, de réunions chronophages pour un bénéfice non avéré, imposées par des managers zélés, toujours plus, et moins de temps pour les élèves, dont on rogne une fois de plus les enseignements.

Autant de raisons pour dire non, d’autant qu’il est question de s’occuper du lycée, dans la suite des opérations. En fragmentant les attaques, d’abord les rythmes au primaire, puis l’autonomie au collège, et quoi donc en lycée, puisque la réforme Chatel a déjà causé moults dégâts, ce gouvernement morcelle et éclate les solidarités.

C’est ensemble que nous devons empêcher cette casse de l’École publique. Nous le ferons dès la prérentrée, en organisant partout des réunions syndicales, une rentrée combative.
La section académique du Snes-FSU a décidé de convoquer le Conseil syndical académique (S1 et CA) dès le vendredi 28 août. Ensemble, nous construirons la résistance à cette loi dont la profession ne veut pas, en sachant bien qu’il sera nécessaire de recourir à la grève dès la période de rentrée.
Ce sera aussi l’occasion de lancer la préparation des congrès, fédéral, avec celui de la FSU, et syndical, puisque c’est à Grenoble qu’aura lieu le congrès national du Snes.

Mais pour l’heure, enfin, ce moment attendu, dont on se demande toujours un peu si on va l’atteindre, ou si cette fois, l’épuisement va gagner…
Bonnes vacances à tous, donc, avec une pensée toute particulière pour nos jeunes collègues, qui ont connu cette année, une entrée dans le métier particulièrement éprouvante ; ils ont su mener des luttes efficaces, et nous sommes fiers d’avoir été à leurs côtés, pour les accompagner dans un parcours où rien ne leur a été facilité.

Très bonnes vacances !