A Grenoble, nous étions près de 5000 dans la rue, dont environ 1/3 dans le cortège de la FSU et 2/3 pour la CGT. A l’exception de quelques drapeaux politiques, les autres organisations avaient préféré rester à l’écart de cette journée mondiale pour la dignité des travailleurs, les salaires, l’emploi et les conditions de travail.

Pour le SNES, qui avait nationalement appelé à la grève, nul doute que les dossiers éducatifs et propres au second degré étaient également présents, au même titre que les questions de pouvoir d’achat de salaire et de respect de la dignité de travailleur.

Le prochain rendez-vous, pour l’Education, mais aussi pour des personnels respectés dans leurs qualifications, leurs métiers, leurs carrières et rémunérations est le 19 octobre à Paris. Inscrivons nous nombreux dans les trains pour une nouvelle étape de l’expression du rapport de force.

Parce que…

Parce que je suis enseignant, conseiller d’éducation ou d’orientation, surveillant ou assistant d’éducation, en activité ou retraité, titulaire, stagiaire ou précaire,

Parce que je suis fonctionnaire de l’Education nationale et que j’appartiens à la Fonction publique de l’Etat,

Parce que je suis un travailleur salarié,

Parce que j’ai des intérêts communs à défendre aux côtés de tous ceux qui sont dans la même situation,

Parce que, face à la hiérarchie, locale, académique ou nationale, face aux choix politiques qui déterminent les transformations de mon métier et les conditions de son exercice, je ne dois pas rester isolé,

Parce que je sais que la moindre et la plus professionnelle de mes revendications représente une dépense publique et implique non seulement une négociation avec mon employeur, mais aussi un débat plus large devant l’opinion publique,

Parce que mon activité professionnelle s’inscrit dans un projet éducatif de la nation, explicite ou implicite, et que je tiens à en être partie prenante,

Parce que je sais qu’il n’existe pas de projet éducatif indépendant d’un projet de société, et que tout projet de société génère son projet éducatif,

Pour…

Pour être respecté dans mon métier et d’abord par un salaire décent,

Pour que mes qualifications soient reconnues et rémunérées à leur juste valeur,

Pour rester concepteur de mes pratiques professionnelles,

Pour exercer dans des conditions compatibles avec une réelle efficacité dans ma mission, qu’il s’agisse des effectifs d’élèves ou de l’environnement matériel,

Pour que le droit à l’éducation devienne vraiment une réalité pour tous les jeunes,

Pour que mes élèves et mes enfants deviennent réellement acteurs de leur devenir personnel, professionnel ou civique et refusent le consumérisme passif dans lequel certains tentent de les enfermer,

Pour une société de justice et de liberté dans laquelle chacun pourrait vivre sans avoir à arbitrer entre se nourrir, se loger, se vêtir, se soigner, se déplacer, communiquer, accéder aux pratiques artistiques, culturelles, sportives ou ludiques, ce qui serait possible avec une autre répartition des richesses,

…Je suis syndiqué au SNES ! Et toi ?