Ni soutien inconditionnel, ni adepte de la politique du pire, pas plus que pourfendeur systématique de ce gouvernement, le SNES-FSU juge sur pièces, donne toutes les informations, met ses analyses à l’épreuve du terrain, organise les luttes, et prend toute sa place dans les négociations. Et c’est bien compliqué, en cette dernière année de mandature, de construire une ligne, entre ceux qui nous reprochent d’être trop critiques à l’égard de ce gouvernement et ceux qui dénoncent trop de complaisance à son endroit.

Mais justement, le SNES-FSU est fait de ces contradictions-là, parce qu’il se veut l’outil de toute la profession, issu de ses débats, parfois vifs : il doit, en tout premiers lieux, rassembler, parce que c’est cela, la vocation du syndicalisme.


Sur le chantier de la revalorisation, il y a des avancées, qui étaient bien loin d’être acquises d’avance, et que nous avons su gagner par la mobilisation, mais aussi parce que le Snes-FSU a porté pied à pied dans des discussions opiniâtres les revendications de la profession. Et pourtant, ces mesures risquent d’être insuffisantes pour restaurer l’attractivité de nos métiers, nous le savons ; prenons-les comme une première étape qu’il nous faudra encore amplifier.

Nous organisons un stage académique le jeudi 8 décembre pour informer et débattre sur les nouvelles carrières.

La Ministre parle de scolarité portée à 18 ans pour tous ? Chiche, prenons-la au mot. Pour nous, cela ne peut se réduire à un slogan de campagne de plus. C’est un enjeu de justice sociale, au cœur de notre projet d’École, pensée comme outil de démocratisation, qui doit se construire avec tous ceux qui la font vivre au quotidien. Pour tout cela, nous avons besoin d’être nombreux. Le SNES-FSU tire sa force de sa liberté, pas de décharges à plein temps, pas de subvention… Il est riche des cotisations de ses adhérents, de sa représentativité très majoritaire acquise par le vote des personnels.

Aussi, dans cette période de début d’année, le premier acte militant est de se syndiquer, de renforcer notre outil commun et de convaincre patiemment le plus grand nombre, actifs et retraités, de nous rejoindre pour être partie prenante des débats et peser sur les choix.

Nous devons constamment penser à nos collègues de Vercors que je tiens à saluer ici : ils ont gagné parce qu’ils étaient ensemble, déterminés ; ainsi, ils nous ont rendu l’infini service de démontrer ce que l’on a parfois tendance à oublier : la lutte collective est payante.

Bonne reprise !