La CA académique réunie le 9 janvier a porté appréciation sur la situation, le résultat des éléctions et a adopté le texte ci-dessous.

Dans un contexte de crise, due notamment à l’inégale répartition des richesses et en particulier à l’insuffisance et à la dégradation continue des salaires, les difficultés économiques s’accumulent et les travailleurs en sont les premières victimes à la suite des faillites industrielles et bancaires : chômage et précarité croissent.

Les choix du gouvernement aggravent encore la situation :
En effet, après le paquet fiscal, les franchises médicales, les incitations aux heures supplémentaires, les mêmes orientations perdurent. En particulier avec un plan de relance qui n’agit pas sur le pouvoir d’achat ; la poursuite de la RGPP dans tous les services publics avec les réductions d’emplois massives dans l’Education ; le plan patients-hôpitaux ; la programmation de nouvelles régressions en matière de retraites.

Par ailleurs le Président de la république s’attaque maintenant à la confiscation des pouvoirs : asservissement de la presse audiovisuelle et mise en cause de l’indépendance du pouvoir judiciaire.
Mais la riposte à cette politique prend de l’ampleur : de nombreux personnels de services publics ont lancé des mouvements de protestation et de grève, comme à l’ONF, le Pôle Emploi, le service des urgences médicales. Dans l’Education, les personnels ont multiplié les initiatives locales, d’abord en direction des parents et des lycéens, puis avec eux pour expliquer et combattre la politique conduite par Darcos : justifier les suppressions de postes par « la réforme », en particulier la réforme des lycées.

Un premier camouflet a été infligé au ministre par la forte participation aux élections professionnelles alors qu’il avait annoncé la déconnexion des syndicats et des collègues. Elections marquées par la confirmation de la position majoritaire du SNES et de la FSU. Un deuxième camouflet a été le recul sur la réforme des lycées ainsi que la restitution de postes en RASED.
Ces victoires remportées sont un point d’appui pour les mobilisations à venir. Elles sont la preuve que les personnels, les parents, la jeunesse peuvent faire reculer un gouvernement qui se disait déterminé et inflexible.

Le SNES doit donc continuer d’informer les parents et l’opinion :

  • Pour réussir les rassemblements et manifestations départementales du 17 janvier prochain
  • pour réussir la journée de grèves et de manifestations du jeudi 29 janvier qui doit être utilisée pour tenir des assemblées de grévistes en vue de débattre des suites de l’action
  • d’organiser partout le refus des conditions de la rentrée, exiger la restitution des postes supprimés et relancer la bataille sur la réintégration dans les services en heures-poste de l’aide individualisée et des IDD (ou modalités de soutien s’y substituant)
  • de réaffirmer notre refus de la réforme voulue par le gouvernement
  • de mieux faire connaître les propositions du Snes pour améliorer le second degré
  • à faire la clarté sur les dangers de la réforme des recrutements et des concours : suppression de l’année de formation professionnelle après le concours et création d’un vivier de précaires.
    Si cette campagne doit être menée localement, elle doit déboucher sur une action nationale unitaire ou fédérale prochaine pour la défense du service public.

La situation implique aussi de développer la réflexion interne sur l’action (quel cadre unitaire, quel type d’action y compris grève reconductible, quelles relations avec les mouvements lycéens ?). Le congrès académique doit être l’occasion de mener cette réflexion. Tous les syndiqués sont invités à s’y investir et à produire des contributions.
Parallèlement le SNES continuera de revendiquer une politique salariale répondant à la crise par des hausses de salaire, et de pensions, une amélioration de la protection sociale et le maintien sur tout le territoire de l’ensemble des services publics.

La CA mandate le SNES dans la FSU pour œuvrer à un nouveau rendez-vous d’action interprofessionnelle.

Votes : pour 22 ; contre 0 ; abstentions 3 ; NPPV 0.