2017, ANNÉE DE LA TRANSITION

Née de la revalorisation de 1989 gagnée par le SNES-FSU, la hors-classe est l’exemple du succès de la lutte des personnels à l’appel de leur organisation syndicale. Initialement prévue pour 15 % de chaque corps, elle est devenue un débouché de carrière de masse, représentant aujourd’hui plus de 25 % de chaque corps (certifiés : 25,5 %). Ainsi, en 2015, plus de 86 % des collègues partant en retraite étaient hors-classe.

La revendication historique et constante du SNES-FSU d’un accès à la hors-classe pour tous avant la fin de la carrière, actée depuis 2014 par le ministère à l’issue des discussions sur le métier des enseignants, est sur le point d’aboutir. En effet, dans le cadre des mesures « PPCR » est désormais établi le principe selon lequel tous les professeurs et CPE ont « vocation à dérouler une carrière complète sur au moins deux grades », c’est-à-dire à atteindre le dernier échelon de la hors-classe avant le départ en retraite. Ce sera aussi le cas désormais des CO-Psy, seul corps privé d’une hors classe depuis 89, avec la création du corps des Psy-EN.
Les notes de service ministérielles parues au BOEN du 22 décembre 2016, fixant le cadre et les modalités d’accès à la hors-classe pour les professeurs certifiés, agrégés et les CPE, confirment cette avancée très importante, résultat du travail opiniâtre de nos élu-e-s en amont et pendant les Commissions administratives paritaires (CAP), à porter au crédit du SNES-FSU.

L’accès à la hors-classe pour tous les collègues demeure l’une de nos revendications majeures et un enjeu primordial pour les fins de carrière. Cet objectif est presque atteint, inscrit en préambule des directives ministérielles pour 2017.

Pourtant, des inégalités perdurent. Selon leur discipline ou leur établissement, les personnels sont évalués différemment et des collègues risquent encore de partir à la retraite sans cette promotion, en contradiction avec les évolutions récentes de carrière. Cette année encore, subsistent un certain nombre d’avis défavorables tandis que des collègues parmi les plus âgés peuvent être victimes d’une carrière ralentie.

Les élus du SNES FSU demanderont donc, cette année encore :

  • L’abandon des avis « défavorables » et leur réintégration à leur rang des collègues concernés ;
  • Le reclassement des collègues les plus âgés à un rang leur permettant de bénéficier d’une promotion.