Les non titulaires de l’académie de Grenoble (comme ceux des autres académies puisque sur les 80 sièges à pourvoir, plus de la moitié revient à la FSU) ont exprimé leur adhésion aux revendications portées par le SNES en ce qui les concerne et que nous avons élaborées avec leur contribution.

Lors du groupe de travail du 25 novembre dernier, le SNES indiquait que si le rectorat entendait désormais raison sur l’application du CDI, cela ne devait pas faire oublier que bien des points sur la situation des non titulaires demeurent dans l’expectative. 
Le secrétaire général du rectorat répondait qu’il retardait l’examen de ces points après les élections professionnelles, laissant entendre qu’il attendait de voir quelles organisations seraient légitimes pour traiter de la situation des non titulaires. C’est chose faite puisque les non titulaires ont largement manifesté leur confiance dans le SNES en lui accordant trois sièges sur quatre !
 

Les CCP (commissions consultatives paritaires) sont obligatoirement consultées sur les décisions individuelles relatives aux licenciements intervenant à l’expiration de la période d’essai et aux sanctions disciplinaires autres que l’avertissement et le blâme. Elles peuvent en outre être consultées sur toute question d’ordre individuel relative à la situation professionnelle. Les agents doivent saisir les commissaires paritaires.

Les commissaires paritaires de la FSU (3 titulaires, 3 suppléants) dans l’académie sont :

Titulaires

Nadia Diffalah, contractuelle en CDD

Vincent Lombard, contractuel en CDD

Karine Zozor, contractuelle en CDD

Suppléants

Claude François, contractuel enseignement professionnel (SNUEP)

Olivier Mouton, vacataire

Jean-Marc Setti, contractuel en CDI MGI

En annonçant – sans consulter les organisations syndicales représentatives- que la première Commission consultative paritaire se réunirait …le 29 juin… et sans même avoir élaboré le règlement intérieur de la CCP, le recteur et le secrétaire général du rectorat envoient un signal bien négatif aux non titulaires… alors qu’au contraire nous estimons qu’il y a urgence à mettre bien des points sur la table : transparence des affectations, fin du recours à la vacation, avancement des CDD … et, entre autres, au plan national, garantie de réemploi et plan de titularisation.

Si le rectorat continue à jouer la montre et refuse le dialogue social sur la situation des précaires, dialogue que devrait instaurer logiquement la mise en place des CCP, élues démocratiquement, le SNES prendra ses responsabilités et envisagera des actions. Nous avons d’ores et déjà réagi en adressant un courrier au recteur pour contester une date aussi tardive.