Débordés, épuisés, stressés, infantilisés, ce sont là les témoignages de trop nombreux collègues entrant dans le métier cette année.

Mais de quoi se plaignent-ils ? Ils ont l’immense privilège d’avoir une formation, formation qui représente un bel effort de la Nation en ces temps d’austérité leur répète-t-on à l’envi.

Alors il faut remplir, remplir les journées, les semaines, l’année (théorie, pratique, langues, TICE, projet interdisciplinaire, mémoire…), passer des partiels, rendre une quantité incroyable de dossiers pour mériter son M2 et sa titularisation. Des semaines de 50 à 60h de travail, ce sont les premiers retours de l’enquête lancée par le S4 sur les conditions de travail des stagiaires. Des journées qui commencent à 5h avec un retour à 22h sont monnaie courante pour les collègues les plus éloignés de l’ESPE.

Le 3 avril, en séance extraordinaire, les représentants de la FSU ont fait entendre la voix des stagiaires en exigeant des avancées significatives : disparition de la formation pendant les vacances scolaires, amplitude horaire compatible avec les déplacements, prise en compte du temps de préparation des cours dans l’emploi du temps, allègement du mémoire, réelle prise en compte du parcours antérieur dans la formation…

Les lignes bougent peu à peu, l’administration reconnait de plus en plus ouvertement que cette année était « difficile » pour les stagiaires. Pour autant les réponses aux avis votés lors du CHSCT académique sont loin d’être satisfaisantes, le rectorat renvoyant à l’ESPE la mission de faire avancer ce dossier. Les contacts sont en cours avec le CHSCT de l’ESPE. Nos élus n’ont pas dit leur dernier mot !

Le Snes-Fsu sera aux côtés des stagiaires dès la rentrée prochaine pour défendre les droits et les conditions de travail des collègues entrants dans le métier.