Une bonne cinquantaine d’établissements représentés.

De nombreuses prises de parole pour évoquer les luttes du printemps, souvent avec les parents ; concrètement en lycée, les HSE prévues pour effectuer l’AI en seconde sont refusées collectivement par les collègues dans la plupart des lycées. En collège comme en lycée, les effectifs ont été volontairement minorés, ce qui a entraîné des fermetures de postes et de structures, lesquelles sont recréées parfois en juin voire maintenant, mais en heures supplémentaires, avec chantage sur les collègues : « vous réclamez des structures, mais vous n’assumez pas » !

Des analyses également sur les primes promises par le ministre, jugées dérisoires au regard de l’inflation, mais aussi dégradantes ; prime dès trois heures sup. : 500 € pour participer à la suppression du poste d’un collègue ? et quel mépris pour le travail qui consiste à prendre en charge une, voire deux classes supplémentaires ; on est bien loin du coût réel de ce travail.
Il y a rapidement eu accord sur la nécessité de mener une bataille forte sur le pouvoir d’achat, accord aussi sur l’idée que le cadre doit être au moins fonction publique, voire interpro, d’où l’idée que le Snes et la FSU doivent prendre toute leur place dans la journée du 7 octobre proposée par la CSI.

Beaucoup d’échanges autour de la future réforme des lycées ; le ministre veut aller vite : il y a des éléments d’explication dans l’annonce des suppressions de postes, qui renvoie au budget, et d’autres, beaucoup plus idéologiques. Nécessité donc de reprendre le travail de conviction auprès des collègues et des parents, pour aller vers une journée d’action forte avant fin septembre, en évitant de reprendre le scénario de l’an dernier, où l’unité syndicale recherchée a pu être paralysante ; la FSU et le Snes doivent prendre leurs responsabilités, la manifestation de Mai à Paris en a fait la démonstration. Pour le 11 septembre, on irait plutôt vers des actions de rassemblement avec conf. de presse( voir les sites départementaux), pour se donner les moyens de mobiliser en masse d’ici à fin septembre.
Les dispositifs d’aide mis en place à la hussarde pour fin août ont concerné un petit nombre d’élèves et un nombre encore plus restreint d’enseignants volontaires. Ces dispositifs ne font pas le poids au regard des suppressions de postes, des 2 heures d’AI par semaine supprimées pour les élèves de seconde et des effectifs surchargés en cette rentrée 2008.

Le compte n’y est pas non plus en matière de carte scolaire : pas de moyens supplémentaires dans les établissements recherchés, des structures bondées, et pour finir, des refus d’inscriptions pour des familles arrivées certes tardivement, mais pourtant du secteur ; la découverte de la liberté de choix et de ses effets dans le réel se révèle douloureuse et peu conforme aux promesses présidentielles.

Enfin, de plus en plus de collègues sommés d’effectuer des compléments de services (souvent non réglementaires) alors même qu’il existe des heures supplémentaires dans leur établissement. Précarisation généralisée et alourdissement de conditions d’exercice de nos métiers. Avec la forte diminution du nombre de copsy, on charge un peu plus la barque des professeurs principaux, sans toutefois répondre aux besoins des élèves et des familles : l’information sur les métiers ne suffit pas ; s’agit-il là aussi, comme en matière d’aide au travail personnel ou de soutien, de favoriser l’ouverture de marchés aux officines privées, coaching ou autre soutien scolaire ? Il y a un vrai risque pour les familles de ne plus pouvoir accéder à un service public d’éducation de qualité pour tous. C’est aussi autour de ces idées qu’il faut mobiliser pour la défense des service publics. Le contexte, en l’absence de relais politique crédible, n’est pas facile.

Par ailleurs, nous sommes également en année de congrès et d’élections professionnelles. Nous devons les envisager dans le cadre des actions de lutte à mener et de victoire nécessaire contre cette politique de régression généralisée.