Bercy annonce 34 000 suppressions de postes au budget 2010, dont 18 000 dans l’Éducation nationale. Le chômage des jeunes explose et on continue à réduire leurs possibilités d’emploi dans les services publics. Les plans sociaux se multiplient dans le secteur privé et le gouvernement fait la même chose !

Par ailleurs, il y a urgence à revaloriser l’ensemble des traitements de la Fonction publique. L’État montrerait l’exemple à tous les employeurs en augmentant le pouvoir d’achat des traitements et des pensions. La crise qui frappe rend d’autant plus indispensables des services publics qui maintiennent le lien social, confortent les solidarités, luttent contre les inégalités et préparent l’avenir. La RGPP en réduit les missions et taille dans leur capacité à répondre aux besoins de la population. Ce sont les hommes, les femmes, les jeunes les plus défavorisés, les territoires les plus confrontés aux difficultés qui en seront les premières victimes.

Depuis maintenant plusieurs mois, la FSU dans l’intersyndicale de la Fonction publique porte des revendications et des exigences :

- L’arrêt de la politique de suppressions d’emplois publics, avec un moratoire immédiat sur celles du budget 2009 et celles prévues en 2010,
- Le retrait des articles du projet de loi relatif à la mobilité qui menacent le statut de fonctionnaire,
- Le retrait de projets porteurs de lourds reculs pour les personnels et les usagers avec des délocalisations et des fermetures de services de proximité.

Elle demande l’ouverture de négociations portant sur :
- L’augmentation significative de la valeur du point d’indice et la réévaluation de l’ensemble de la grille indiciaire pour améliorer la carrière des agents,
- Le financement pérenne des missions publiques dans les services de l’État, en particulier l’école, des collectivités locales et des établissements hospitaliers.

Le gouvernement s’obstine dans sa politique destructrice. Or, de l’aveu même de nos dirigeants, c’est grâce à la qualité de nos services publics et notre système de protection sociale que les effets de la crise sont mieux amortis en France. Avec l’ensemble des salariés nous dirons encore une fois non à ces orientations et oui à des réponses alternatives à la crise.

C’est pourquoi la FSU 38 s’inscrit dans l’action interprofessionnelle
du 13 juin et appelle les personnels à participer à la manifestation à 14 h Angle av. Alsace Lorraine et Bd Jean Jaurès à Grenoble