Cette analyse sarkosiste nuancée comme seul son auteur sait le faire, mérite pourtant peut-être qu’on s’y arrête. Pas si mal vu de pointer la minorité Medef toujours plus gourmande ; plutôt pertinent, d’observer une caste minoritaire qui n’a de cesse de liquider tous les acquis sociaux ; enfin, qu’il s’agisse de l’inversion des normes dans la loi travail ou de la progression de « l’autonomie » (toujours plus celle du chef) dans nos établissements, c’est bien toujours l’idéologie ultralibérale de cette même minorité qui trouve ses modalités d’expression propres à chaque secteur et voudrait une fois pour toutes mettre ce pays en coupe réglée.

N’en déplaise à ce petit monde, certains persistent à résister encore et toujours, bien qu’on leur explique que c’est l’EURO, ou qu’il pleut... et qu’on leur réexplique tout le bien-fondé de ces réformes conçues pour leur bien…

ASSEZ !

Il y a des mois que ce gouvernement s’entête à passer en force, plus d’un an maintenant en ce qui concerne notre secteur. Nous ne sommes pas prêts à désarmer. Nous serons massivement dans la manifestation à Paris ou dans nos provinces ce mardi 14 juin, et nous signons et faisons signer la votation contre la loi travail.

Dans nos établissements, nous n’acceptons pas et n’accepterons pas la "déforme" [1] collège dont plus personne n’ose défendre les vertus et où il ne s’agit plus maintenant que de « faire comme si ». C’est notre lutte pied à pied qui a obligé à faire la vérité des prix. À cette rentrée, le rectorat a fait le choix de maintenir 93 postes en collège que Collège 2016 permettait de supprimer : il s’agit de faire passer la pilule ! Mais en même temps, c’est la preuve que nous l’avons fait reculer, et que cette réforme ne s’applique pas comme il était initialement prévu. Nous avons donc toute légitimité à continuer la résistance, puisque les moyens ne sont pas supprimés, et à poursuivre le combat pour son abrogation, à la rentrée prochaine s’il le faut.

Nous pouvons gagner !

La section nationale a publié une brochure dans cet objectif, et vous trouverez d’autres conseils en docs joints, et aussi une affiche, (merci aux camarades du Snes Lille) pour ne pas rendre les choses irréversibles et ne pas mettre en place des usines à gaz qui n’ont rien d’obligatoire. Également un [tract élaboré par nos soins->doc2404, à distribuer largement pour démonter la propagande ministérielle à destination des parents. Il n’est pas question de se laisser gagner par la résignation, le « il faut bien »…

Nous ne lâcherons pas, parce qu’il n’y a pas de raison !