Enfin du concret, les DGH tombent dans les établissements :
c’est l’hécatombe au niveau des postes, mais pour les HS, A et/ou E, c’est jusqu’à plus soif !
S’il manquait encore des raisons pour être en grève le 24 janvier, la communication des DGH vient lever les dernières hésitations.

On voit bien comment salaires et système éducatif sont intiment liés. D’une part, la pression sur les salaires est telle qu’elle va conduire nombre de collègues à subir des HS, et d’autre part, la volonté gouvernementale de réduire le coût des dépenses publiques si impérieuse qu’elle sabre à la hache dans la qualité du service offert ; service minimum aux élèves et leurs familles, services maximum pour les enseignants : effectifs des classes surchargés, charge de travail des enseignants augmentée, postes à cheval multipliés, choix d’options resserrés, fin des dédoublements, horaires planchers… bref, transformation radicale du sens même de notre métier.
Ce n’est plus un service public d’éducation qui nous est demandé, mais de l’abattage pur et simple, de la distribution de marchandises. (grande distribution, hard discount ?)

Et si toutes ces mesures scélérates sont prises avant la communication des conclusions de la commission Pochard, cela montre bien, si d’aucuns en doutaient encore, que l’objectif est politique tout autant qu’économique : l’École n’est plus perçue comme un investissement porteur d’avenir, un enjeu de démocratie, mais comme un coût, voire un surcoût qu’il est urgent de comprimer.
Pour nous, nos élèves, mais aussi nos enfants et petits-enfants, nous avons la responsabilité de ne pas accepter.

Ci-joint une proposition de tract à utiliser sans modération, au panneau d’affichage, dans les casiers, avant la grève, mais après aussi, car la lutte risque d’être longue et nous devrons être nombreux.

- Corinne BAFFERT -