Les internautes qui ont eu la curiosité de visiter notre site ces dernières semaines ont pu être surpris d’y trouver encore l’éditorial de juillet et une invitation anachronique à passer de bonnes vacances… Mais chacun aura compris que cela ne signifiait pas que les militants de la section académique avaient oublié la rentrée et continuaient à se prélasser, les pieds en éventail au soleil…
La réalité est que pour chacun de nous l’année scolaire a commencé comme la précédente s’était terminée : sur les chapeaux de roue !

L’activité du S3 a repris dès le 22 août par la préparation de l’accueil des stagiaires sur le campus une semaine plus tard, à partir du 29. A cette occasion nous avons pu échanger avec ces nouveaux collègues, dont la situation est encore dégradée par rapport à l’an dernier ; leur première rencontre avec le SNES (pas pour tous, certains avaient déjà eu des contacts), sympathique et souriante, doit désormais être relayée dans les établissements par les S1.

Accueil des stagiaires

Le 1er septembre, le conseil syndical académique (CA + S1) a permis de faire le point sur le contexte à la veille de la prérentrée. Le triptyque rentrée et action – syndicalisation – élections professionnelles a été au cœur de nos discussions, ce qui ne nous a pas empêché d’échanger sur les questions économiques, sociales et politiques liées à l’actualité.

Une rentrée désastreuse !

Avec près de 80 000 élèves en plus et de 5 000 enseignants en moins au plan national (chiffres ministériels, nous attendons le détail académique), après plusieurs années de dégradations successives, est catastrophique et depuis sa prise de service, chacun à pu le mesurer : effectifs au plafond, regroupements anti pédagogiques de plusieurs niveaux, services partagés, temps partiels remis en cause, affectations de TZR ou compléments de service hors discipline, regroupement de CIO, etc.

Les militants présents au CSA ont également évoqué les mises en œuvre inégales des réformes en cours (LPC, cahiers de texte numériques, nouveaux programmes de première), et les nouvelles agressions qui menacent : allongement du temps et de la charge de travail au nom des « rythmes scolaires », évaluation des enseignants par les seuls chefs d’établissement et remplacement de la note par un « entretien professionnel »

Des actions qui se développent

Déjà dans les derniers jours d’août, le campement des non titulaires devant le Rectorat avait donné le signal de la résistance et des luttes.

Campement des précaires au rectorat

Cette action, initiée et soutenue par le SNES à bénéficié d’un certain écho dans les médias et du soutien de nombreux collègues venus témoigner de leur solidarité sur le campement. Dans ce dossier un succès est à relever : le recours abusif à la vacation que nous dénoncions depuis de nombreuses années est enfin abandonné.

Depuis la rentrée, plusieurs établissements ont mené des actions contre les conditions de rentrée, les HS imposées ou les emplois du temps aberrants en raison des contraintes nouvelles, la situation de la vie scolaire et des AED, avec le soutien et la participation des parents d’élèves.

Les parents étaient également présents, aux côtés des élèves et des personnels, au lycée Mounier le jour de la rentrée pour témoigner devant une presse attentive que ce lycée, acteur et emblème des luttes de l’an dernier, était toujours vivant et déterminé.

Ces actions locales et celle qui continuent de se développer préparent la journée unitaire de grève et d’actions du 27 septembre prochain et dont il faut dès maintenant envisager les suites ; le premier résultat de ces actions comme de celles de l’an dernier est d’avoir su replacer l’éducation au cœur des débats politiques et des préoccupations de nos concitoyens. Nous devons poursuivre ainsi.