10 septembre 2017

Edito

Et derrière la pensée complexe, quoi de neuf ? Rien, toujours le même libéralisme…

Et derrière la pensée complexe, quoi de neuf ? Rien, toujours le même (...)

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément » Nicolas BOILEAU – l’Art poétique.

Alors maintenant, le problème serait la complexité de la présidentielle pensée, qui, à l’instar du mythe de la caverne ne nous parviendrait à nous, pauvres humains, que sous la forme d’ombres…
Malheureusement, quand enfin les choses sont publiées, et pas distillées à petites touches en fonction des interlocuteurs, elles relèvent d’un libéralisme tristement connu et éprouvé depuis plusieurs décennies. Qu’il s’agisse de notre ministre, chef d’orchestre au ministère sous la présidence Sarkozy des 80000 suppressions de postes, ou des très majoritaires élu-es En Marche dont les analystes s’accordent à reconnaître le manque de diversification sociale, nous n’avons pas d’illusion à avoir sur l’orientation résolument libérale de ce nouveau pouvoir.

Rétablissement du jour de carence pour les fonctionnaires, nouveau gel du point d’indice, baisse des APL, « en même temps » que la baisse de l’ISF, les mesures fiscales envers les plus fortunés, sans compter les ordonnances sur la loi travail, les projets régressifs en matière de protection sociale et de retraite, le programme concocté va creuser encore davantage les inégalités et rendre la vie plus dure pour les plus fragiles.

Côté rentrée, chacun peut mesurer la lourdeur des effectifs, les difficultés au quotidien créées par le retrait brutal des contrats aidés, les établissements étant priés de « voir avec des services civiques ».
Sous couvert d’autonomie, c’est au plus près du terrain qu’il conviendrait de gérer les choses. Mais nous le savons bien, cela ne produit que toujours plus de précarité et de mise en concurrence. Exactement comme les ordonnances loi travail qui, en déplaçant le rapport de force aux plus près des acteurs de terrain, mettent à mal les garanties collectives, l’autonomie, prônée dans nos établissements comme panacée des méthodes de gouvernance, vient pervertir nos conditions d’exercice et l’égalité due à nos élèves.
C’est pourquoi nous nous saisissons de la journée d’action initiée par la CGT contre la loi travail du 12 septembre pour dénoncer les mauvais coups de la rentrée et appelons à participer partout dans l’académie à toutes les actions engagées, dont le rendez-vous à 11h au rectorat (voir l’article ci-dessous).

Nous l’avions dit, il n’est pas question de marcher au pas ; cette journée est la première d’une lutte qui commence.

Pour nous faire entendre, nous aurons à cœur de renforcer notre outil, en collectant les adhésions et ré-adhésions.

Corinne Baffert

Le ministre avait réclamé de la musique, nous allons inaugurer notre batucada académique ! Bonne rentrée, combative et musicale !