une manif parmi d'autresComme de nombreux collègues de sa génération, Jacques Agnès a achevé ses études à l’époque où l’Education Nationale n’ouvrait au concours qu’un nombre restreint de postes, sans commune mesure avec les besoins d’enseignement de l’époque, mais recrutait massivement des auxiliaires mal payés et sans autre formation que leur parcours universitaire préalable.

Maitre auxiliaire, puis Adjoint d’Enseignement nommé titulaire académique, il a parcouru de nombreux établissements de l’académie, des collèges ZEP du Nord Isère au petit collège rural de Mens. Les conditions de prise en compte de l’ancienneté de MA, par quart chaque année, puis le reclassement au rabais des AE dans le corps des certifiés l’ont convaincu de passer le CAPES, à une date où il est vrai, le nombre des postes correspondait enfin aux besoins réels et où l’on pouvait espérer enfin une résorption de la précarité (espoir déçu depuis).

Après plusieurs années en collège ZEP (Villeneuve puis Ampère), Jacques Agnès enseigne l’histoire et la géographie au lycée Emmanuel Mounier de Grenoble. Motion ou menu ?

Recruté en 1989 au S3 pour suivre la catégorie des AE, puis les questions liées à la précarité, il est commissaire paritaire certifié depuis 1993.

Secrétaire académique adjoint aux côtés de Georges Elzière et de Jean-Claude Lamarche, il assume depuis quelques années la responsabilité de secrétaire académique. Il anime également la délégation fédérale au CTPA. Réunion publique à Albertville, au côté de Nicolas Pavlidès, S2 73

Membre de la CA Nationale, il a parfois siégé au Bureau National du SNES, au gré des rotations de S3 dans cette instance.

Quand le marin évite les écueils, le cavalier franchit les obstacles