Le Jeudi 27 mars sera le jour du procès de notre collègue de Berlaimont.

La pétition a été très largement signée : cela témoigne sans conteste de l’émotion vive suscitée par cette affaire. Nous serons donc très nombreux à vouloir manifester notre soutien à ce collègue. Le Snes national a déposé un préavis de grève pour permettre à ceux qui le souhaitent de cesser le travail.

Au-delà, nous pensons qu’il faut envoyer un signal fort à notre collègue, mais également à notre ministre, et plus largement à l’opinion publique. Il ne s’agit pas bien-sûr, de réclamer le retour aux châtiments corporels : cela n’a jamais été, au Snes, notre conception des rapports à entretenir avec les élèves ; il s’agit tout simplement de dire notre indignation devant le sort fait à ce collègue, dont nous avons tous le sentiment qu’il pourrait être n’importe lequel d’entre nous.

C’est dans un contexte d’insulte à la personne que notre collègue a perdu son sang froid, et nous avons dû constater que l’administration avait été beaucoup plus prompte à le placer en garde à vue et le traduire devant les tribunaux qu’à assurer sa protection en portant notamment plainte pour outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions.

Aussi, nous voulons faire de cette journée un temps fort de mobilisation pour la dignité, la reconnaissance et la revalorisation de nos métiers.
Nous appelons l’ensemble des collègues à manifester leur solidarité en portant un ruban blanc symbolisant le respect du métier et manifester leur total désaccord avec ce que subit ce jeudi notre collègue, et à travers lui, l’ensemble de la profession ; en particulier, retardons le retour de récréation à 10h, distribuons ce message à l’entrée de nos établissements et à la presse, ou trouvons collectivement d’autres moyens de nous faire entendre dans nos établissements ; quelles que soient les modalités , faisons en sorte que nul n’ignore notre colère !