Écrit par le Comité Interministériel sur la Modernisation de l’Action Publique (nouvelle RGPP), ce rapport pose un diagnostic devant être commenté, complété en fonction de la diversité des situations académiques et des remontées de terrain élaborées lors d’une demi-journée de concertation organisée dans chacun des réseaux.

Si nous partageons un certain nombre des constats de ce rapport (évolution des publics, nécessité de revoir la cartographie…), d’autres nous semblent assez hasardeux :
- il n’y a pas eu d’explosion du nombre d’établissements depuis 1999, la plupart des établissements entrant dans un nouveau dispositif étant déjà par ailleurs dans l’éducation prioritaire à cette date ;
- l’insistance sur la contractualisation des moyens – qui revient à donner moins de moyens à des établissements en difficulté - ;
- la volonté permanente de démontrer qu’il y a trop d’établissements, et donc trop de moyens, dans l’éducation prioritaire ;
- une analyse très positive et totalement distordue du label ECLAIR, et notamment sur le mouvement ECLAIR et la mise en place des préfets des études…).

Nombreuses pistes du rapport prennent donc une mauvaise direction et le SNES-FSU entend faire de ces Assises, non pas une chambre d’enregistrement, mais bien de véritables états généraux où 97 % des professionnels de l’éducation prioritaire puissent s’exprimer et porter leurs revendications. Les enjeux du débat sont disponibles ici.