Le temps est venu des choix

Dans un contexte de tension et de violence qui augmentent, tant aux plans national qu’international, le temps est maintenant venu de prendre toute sa place dans les choix de société qui sont devant nous.

L’élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu, à l’heure où j’écris ces lignes, en fin de semaine, si elle ouvre tous les possibles, porte aussi de grands risques pour notre démocratie. Notre syndicat s’est efforcé de questionner les candidats républicains tout au long de cette campagne particulière, rythmée par les affaires, où l’on aurait aimé davantage de débats sur les services publics, leur rôle en terme de redistribution des richesses, le projet d’école dont on sait bien qu’il est au cœur de tout projet social. Force est de constater que pour nombre d’entre eux, la question sociale reste le parent pauvre, et les fonctionnaires, des boucs-émissaires et des dépenses insupportables.

Nous le savons, chaque tour est important, et les élections législatives suivront la présidentielle. Alors, plus que jamais dans cette période, nous avons le devoir de renforcer notre outil syndical, pour être en capacité de mener les luttes sur toutes ces questions.

Qu’il s’agisse de la protection sociale, de l’école de demain, des salaires, des retraites, dans le public, mais aussi dans le privé, rien n’est jamais donné, et les acquis ont toujours été arrachés de haute lutte, par des mouvements puissants.

Nous avons le devoir de nous organiser, dans nos établissements, mais aussi avec les parents, pour faire entendre que l’École, c’est une question sérieuse, que cela commence par des effectifs qui permettent vraiment des conditions d’apprentissage, avec des personnels qui sont impliqués et responsables dans leur établissement, et donc en nombre suffisant pour ne pas devoir passer leur temps en voiture d’un établissement à un autre, toujours à la limite du burn out parce que le temps pour penser leur métier ne leur est plus reconnu, ou parce que submergés par des injonctions contradictoires et bien souvent ineptes.

Corinne Baffert

C’est dès le premier mai que nous serons dans les cortèges, pour porter nos demandes de justice sociale, de solidarités. Il faut en finir avec les dérives sécuritaires, qui clivent chaque jour davantage.
A Grenoble, ce sera à 14h à la gare.