Lieu de principe, au Tonneau de Diogène, 6 place Notre Dame, 38000 Grenoble ; tel : 0476 42 38 40. (Tram B : arrêt Notre Dame)

Mars 2008

- Lundi 3 à 19h30

« La LAÏCTE DANS LA CITE : QUELLES RÉPONSES AUX QUESTIONS SOCIALES ET ENVIRONNEMENTALES ? », avec Bernard TEPER (Président de l’UFAL), Jacques TOLEDANO (asso 4D & asso AMD ). Salle : CINE-THEATRE de la PONNATIERE : Angle Cours Jean-Jaurès/rue Vaillant Couturier ECHIROLLES (bus : Vaillant Couturier)

- Mardi 4 à 20h30 au Tonneau « Subprimes, crise financière, dépression économique…où en sommes-nous ? » avec Jean-Pierre JUY

- Mardi 25 à 20h30 au Tonneau « Le néo-libéralisme à la française, histoire d’une idéologie politique » avec François Denord (Edit. Demopolis)

Avril

- Mardi 1 Avril à 20h30 au Tonneau « Qu’est-ce que le capitalisme cognitif ? Et comment repenser la politique dans ce nouveau contexte ? » avec Jérôme Ceccaldi, philosophe, & Yves Citton membres du comité de rédaction de Multitudes

- Mercredi 9 Avril à 20h30 au Tonneau « Militantisme d’hier...militantisme d’aujourd’hui : quelles évolutions ? Quelles perspectives ? » avec Jo BRIANT

- Mardi 29 à 20h30 au Tonneau « USA : les non-dits, ou les influences invisibles, des prochaines élections présidentielles » avec Francis Mc Collum FEELEY (universitaire)

Mai

- Mardi 6 Mai à 20h30 au Tonneau THEORIE DE LA VIOLENCE avec Georges Labica
- Mercredi 14 Mai à 20h30 au Tonneau « Le rapport ATTALI » avec Jacques PERRIN…

PRESENTATION DETAILLEE DES RENCONTRES

Mardi 25 Mars 2008 à 20h30

au Tonneau de Diogène, 6 place Notre Dame, 38000 Grenoble ; tel : 0476 42 38 40

« Le néo-libéralisme à la française, histoire d’une idéologie politique » avec François Denord

Depuis le milieu des années 1990, le « néo-libéralisme » passe pour avoir changé le monde. La seule évocation du terme fait surgir les figures de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan, accompagnées d’un cortège de politiques publiques et de slogans : privatisation, déréglementation, extension de la « concurrence libre et non faussée » à tous les domaines.

Pourtant, le néo-libéralisme ne vient pas tout droit de Grande-Bretagne ou des Etats-Unis. Il n’’est pas sorti armé de toutes pièces de la globalisation financière. Son histoire s’’enracine dans le bouillonnement intellectuel de l’entre-deux-guerres. Des économistes, des patrons et des hauts fonctionnaires jettent alors les bases d’’un libéralisme nouveau qui se veut une troisième voie entre un « laissez-faire » jugé moribond et une planification économique supposée faire le lit du socialisme. L’’Etat néo-libéral devra développer une politique active de l’’économie destinée à préserver la concurrence et, simultanément, freiner la tendance « naturelle » de l’’Etat à étendre son contrôle sur la sphère productive.

C’’est dans ce cadre intellectuel que puisent aujourd’’hui les responsables politiques. A travers la construction européenne, il a servi de justification et de moteur à la libéralisation de l’’économie française. (Edit. Demopolis)

Mardi 1 Avril 2008 à 20h30

au Tonneau de Diogène, 6 place Notre Dame, 38000 Grenoble ; tel : 0476 42 38 40

Qu’est-ce que le capitalisme cognitif ? Et comment repenser la politique dans ce nouveau contexte ?
avec Jérôme Ceccaldi et Yves Citton membres du comité de rédaction de Multitudes

« La revue Multitudes poursuit depuis 2000 une réflexion autour de la notion de « capitalisme cognitif », et des transformations sociétales que cette notion permet de repérer dans nos formes de vies contemporaines. Cette rencontre avec deux membres du comité de rédaction de la revue, à l’’occasion de la sortie du n° 32 dédié à ce thème, permettra de présenter dans ses grandes lignes en quoi consiste l’hypothèse d’’un passage actuel d’’une logique (ancienne) de capitalisme industriel à une phase nouvelle dominée par le « capitalisme cognitif ».

Dès lors que des biens immatériels (connaissance, information, inventions, marques, affects, etc.) sont à situer au cœœur des processus de production de richesse, c’’est à la fois notre imaginaire sociologique, nos réflèxes éthiques et nos pratiques politiques qui doivent être révisées : la notion de « travail », en régime de capitalisme cognitif, n’’est plus du tout la même qu’’en régime de capitalisme industriel ; notre rapport au temps est aussi altéré ; c’’est toute la logique individualisante de l’’échange qui demande à être amendée à la lumière de ce que les biens immatériels doivent à une productivité par essence commune et diffuse. Bref, c’’est une grande transformation qui reste largement à inventer, dont Multitudes essaie de proposer une première cartographie. »

Mercredi 9 Avril 2008 à 20h30

au Tonneau de Diogène, 6 place Notre Dame, 38000 Grenoble ; tel : 0476 42 38 40

« Militantisme d’hier...militantisme d’aujourd’hui : quelles évolutions ? Quelles perspectives ? » avec Jo BRIANT

"Militant : qui agit en combattant". Même racine que "militaire"...

Lutter, combattre contre/pour quoi ? contre/pour qui ? …

Les objectifs militants d’hier et d’aujourd’hui sont-ils les mêmes ou ont-ils évolué ? Et comment caractériser les formes du militantisme d’hier et d’aujourd’hui ? Est-il vrai qu’il n’y a plus de "vrais" militants qui se donnent à fond, sur la durée, pour une cause... comme hier ? Comment peut-on caractériser la jeunesse militante d’aujourd’hui ?

Dans les années 60-80, on avait le sentiment qu’on pouvait "gagner", qu’on pouvait remporter des "victoires" (par exemple contre l’apartheid en Afrique du Sud, contre les dictatures latino-américaines, contre le projet d’extension du camp militaire du Larzac...). Alors qu’aujourd’hui les militants se heurtent, semble t-il, à des pouvoirs et à des logiques de plus en plus "mondialisés", anonymes, surpuissants... Réalité ou illusion ? Faut-il inventer un nouveau militantisme ? Ce sera l’objet de cette rencontre ouverte à tou-te-s pour écouter des expériences, pour proposer des démarches,..

(Centre d’Information Inter-Peuples - Tél./Fax : 04 76 87 59 79 http://www.ciip.fr/)

Mardi 29 Avril 2008 à 20h30

au Tonneau de Diogène, 6 place Notre Dame, 38000 Grenoble ; tel : 0476 42 38 40

« USA : les non-dits, ou les influences invisibles, des prochaines élections présidentielles » avec Francis Mc Collum FEELEY (universitaire)

Mardi 6 Mai 2008 à 20h30

au Tonneau de Diogène, 6 place Notre Dame, 38000 Grenoble ; tel : 0476 42 38 40

THEORIE DE LA VIOLENCE avec Georges Labica -

La violence habite l’’histoire dont sont tissés individus et sociétés. Elle s’’est imposée comme l’éponyme de notre époque qui, d’’être marquée du paroxysme de son explosion quantitative et qualitative, s’’affole de répertorier ses figures et d’’exorciser ses méfaits.

Mythologies, religions, philosophies, activités artistiques, littératures, jusqu’à nos modernes thrillers, il est peu de récits ou de représentations qui ne l’évoquent pas et ne fassent écho à ces grands paradigmes que sont le Livre de Job, la martyrologie picturale ou les démences des tragédies. Polymorphe et polysémique, elle est porteuse d’’une souffrance qui balance entre l’infligé et le subi, l’intermittent et le continu, l’’accidentel et le tenace.

Sa constance et l’’insaisissable de ses métamorphoses déjouent conjurations et anathèmes. Son concubinage entêté avec la politique égare le jugement et se dérobe aux filets éthiques. Familière des systèmes, qui la produisent et la reproduisent à l’envi, elle se trouve aujourd’’hui au cœur de notre mondialité. Les associations de malfaiteurs dont elle représente l’émanation ont abandonné les arrière-salles, pour siéger dans les états-majors, les conseils d’administration et les cabinets ministériels. Partant, les légitimes résistances que provoque cette violence structurelle ouvrent à nouveau la voie à la violence émancipatrice.

Georges Labica (Toulon, 1930), professeur émérite des Universités, a enseigné la philosophie politique et singulièrement l’histoire et la théorie du marxisme à l’Université de Paris-X Nanterre.