Dans ce contexte de crise sociale ouverte, nous pouvons dire que nous n’avons pas ménagé notre peine, face à un premier ministre buté, pour qui les coups de menton tiennent lieu d’orientation politique. Qu’il s’agisse de la loi travail à laquelle résolument, les salariés disent NON, ou de collège 2016, que les enseignants rejettent massivement depuis un an, nous sommes en butte aux mêmes méthodes autoritaristes : un gouvernement isolé, qui use et abuse de l’État d’urgence pour imposer au local des changements profonds qu’il n’est plus capable de porter au plan national, et toujours plus sous la dictée d’un libéralisme exacerbé imposé par un Médef triomphant, qui n’en a jamais assez… « Merci Patron », un refrain qu’on pourrait entonner joyeusement dans bon nombre de nos établissements pour clore cette année scolaire avec un peu d’humour !

Pourtant, il n’est toujours pas question que cette réforme du collège se mette en place, tout simplement parce qu’elle n’apporte pas de réponses aux vraies difficultés du collège. Chacun en convient aujourd’hui, il n’est plus question que de « faire comme si », tant cette réforme relève à la fois de l’usine à gaz et de l’imposture : aucun des éléments attendus par une profession qui se sent trahie et voit son métier dénaturé et vidé de son sens ; ni amélioration des conditions de travail, ni revalorisation malgré le timide PPCR ; toujours plus de mise en concurrence, de réunions chronophages pour un bénéfice non avéré, imposées par des managers zélés, toujours plus, et moins de temps pour les élèves, dont on rogne une fois de plus les enseignements. Et par-dessus le marché, mise en place de procédures d’orientation à flux tendus, qui vont faire encore gonfler les effectifs en lycées… Le redoublement ne sert à rien ? Admettons, alors, utilisons les moyens ainsi dégagés pour aider les élèves ! Mais non, rien de rien, justes de strictes économies

LE ROI EST NU !

Alors, vraiment pas question d’entendre des sourires mécaniques réciter une fois de plus que « la rentrée est techniquement réussie ».

Nous, Snes-FSU, avons pris la responsabilité d’appeler tout le second degré à la grève, dès la rentrée, le jeudi 8 septembre.


C’est ensemble que nous devons empêcher cette casse de l’École publique et faire prévaloir d’autres logiques. Nous le ferons dès la prérentrée, en organisant partout des réunions syndicales.

La section académique du Snes a convoqué le Conseil syndical académique (S1 et CA) le vendredi 2 septembre.

Ensemble, nous préparerons la grève du 8 septembre, construirons les suites et la résistance à cette loi dont la profession ne veut pas, pour un second degré efficace pour nos élèves. Assez de mascarades !

Plus que jamais cette année, enfin, ce moment attendu, en espérant vraiment qu’une fois encore, les vacances arrivent avant le point de rupture…

Bonnes vacances à nous !