Poursuivre et amplifier les actions

Surdité, aveuglement ou autisme ?

Malgré le succès de la journée du 7, malgré un rejet majoritaire dans l’opinion de son projet, le pouvoir prétend passer en force, sur la question des retraites comme sur les autres dossiers : protection sociale, éducation, remise en cause des libertés.

Aujourd’hui même l’opposition parlementaire a été bâillonnée à l’occasion d’un vote pourtant assuré pour la majorité, preuve s’il en était besoin de la fébrilité d’un pouvoir de plus en plus contesté, y compris par son propre camp.

Aujourd’hui, le « pays des Droits de l’homme » est mis en cause par la communauté internationale, aux Nations unies comme au sein de l’UE pour ses atteintes aux droits les plus fondamentaux.

Aujourd’hui dans notre pays, la démocratie, la liberté, la République sont en danger.

le 6 septembre devant le Rectorat

Nous avons manifesté le 4 septembre avec un collectif d’associations, de syndicats et de partis politiques pour la défense de l’égalité et des valeurs républicaines.

le 6 septembre devant le Rectorat

Nous avons manifesté le 6 septembre pour le droit à l’éducation pour tous, pour la défense de nos métiers, pour en finir avec la casse du service public, en particulier dans le second degré.

Nous avons manifesté le 7 septembre pour rejeter avec l’ensemble des travailleurs de nouvelles spoliations des richesses que nous créons et imposer d’autres choix.

Le 23 nous devons amplifier ce mouvement de rejet : nul doute que le pouvoir, quoi qu’il en dise, sera attentif à mesurer si le mouvement amorcé dès les premiers jours de septembre se poursuit et se développe ou au contraire tend à s’essouffler. Il est de la responsabilité de chacun de participer à la construction de la réponse.

Nous pouvons gagner sur la question des retraites

Nous ne devons ni baisser les bras devant le premier vote du projet à l’Assemblée ni nous en remettre à une future alternance qui pour le moment ne constitue pas une réelle alternative : âge légal certes, mais également durée de cotisation, décote, salaires de référence, etc.

Au-delà du rejet du projet actuel, nous devons en effet poursuivre l’argumentaire sur le fond, face à la pression, y compris médiatique, de l’argument démographique ; répétons donc ici une donnée que chacun peut vérifier sur le portail de l’INSEE : de 1949 à 2008, la population de notre pays a été multipliée par 1,5 — ce qui intègre évidemment l’allongement de la durée de la vie — et dans le même temps le PIB a été multiplié par 150 ; cela signifie que ce qui était possible en 1949 est 100 fois plus possible aujourd’hui, du point de vue des richesses créées ; ce qui pose problème c’est bien leur répartition !

Nous pouvons gagner sur les questions éducatives

le 6 septembre devant le Rectorat

Nos actions du 6 et leur écho médiatique, mais également des prises de positions plus institutionnelles comme le rapport réquisitoire de l’Inspection générale, ont mis en évidence le recul de l’éducation et l’iniquité des mesures prises ; alors que de nouvelles suppressions de postes sont annoncées au budget 2011, nous avons les moyens de mettre en échec cette orientation.

Nous devons gagner sur les libertés et la liquidation de la République

C’est l’ensemble de ces questions qui sera au cœur des grèves et manifestations du 23 et des suites que saura leur donner le mouvement social que nous ne pouvons porter seuls mais dont nous devons être résolument partie prenante.