Charge de travail des conseillers d’orientation psychologues

- Lieux d’exercice :

Plus de la moitié des 3700 conseillers d’orientation psychologues ont 4 lieux d’exercice : nommés dans un centre d’information et d’orientation où ils assurent des permanences régulières, ils partagent le reste de la semaine entre 3 établissements scolaires (collège, lycée et lycée professionnel).

- Effectifs pris en charge :

1400 en moyenne, mais les chiffres peuvent atteindre 1800 voire 2000 voilà le nombre d’élèves que chaque conseiller d’orientation psychologue serait susceptible de recevoir en entretien dans les établissements. Certains COPSY interviennent en SCUIO* et sont « disponibles » pour 20 000 étudiants !! …

Généralement ils animent des séances collectives et/ou des ateliers en 3e, 2nde, terminale et des séances en petits groupes pour accueillir 6e et 2nde en complémentarité avec les professeurs principaux. Chaque copsy intervient au moins dans une quinzaine de classes d’orientation. Il reçoit 80% des élèves de 3e, la moitié des élèves de seconde et près des 2/3 des élèves de terminale.

En outre, les copsy interviennent de plus en plus souvent auprès des élèves en grande difficulté, bilans psychologiques, entretiens et suivi des élèves scolarisés en UPI…

- Evolution du métier :

Durant les 5 dernières années, la charge de travail s’est considérablement accrue du fait de la complexification des demandes pour 74% des copsy et DCio et de la diversification des publics pour70%.

80% estiment que le métier se développe de plus en plus vers l’accompagnement et le suivi individualisé, 74% sont sollicités davantage pour des interventions dans des dispositifs spécifiques (classes relais, 3e DP…), 60% pour des bilans psychologiques. (3 missions les plus citées)

Sentiment d’urgence permanent et frustration liée à la nécessité de « choisir » entre différentes activités ces quelques chiffres bruts illustrent en partie la difficulté d’un exercice professionnel pour un métier malmené.

- Les demandes prioritaires des copsy :

La mesure la plus attendue est bien évidement le doublement du nombre de copsy recrutés (92%), une meilleure reconnaissance institutionnelle et une valorisation des services et des CIO (86%). La défiance vis-à-vis d’un éventuel regroupement dans des guichets uniques est massive, rejeté par plus de 95% des conseillers et directeurs. De même la volonté de rester fonctionnaires d’Etat, dans l’EN s’exprime à la même hauteur, les risques sont bien perçus : faire disparaître les CIO et le métier de copsy ou au moins une transformation en profondeur, ce qui contribuerait à l’accroissement des inégalités entre élèves.

La revalorisation des traitements fait aussi partie des préoccupations d’une grande majorité de collègues. Pourtant, le rapport Reiss reconnaît lui-même qu’ils ne coûtent pratiquement rien ! « Le coût du personnel des 578 CIO à la charge de l’Etat n’est que de 8,4 millions d’euros », « En ce qui concerne la rémunération des DCIO et des conseillers d’orientation-psychologues, ils sont loin d’être des fonctionnaires privilégiés. » (rapport Reiss, page 12)

* SCUIO : services communs universitaires d’information et d’orientation