Bien-sûr, tout faire, avant tout, pour renforcer notre outil syndical : c’est notre bien commun ; donc continuer à proposer, et plus que jamais, la syndicalisation à toutes celles et ceux qui hésitent encore, ont remis à plus tard… Parce que c’est à nous d’avoir la parole, d’être à l’offensive sur nos métiers : c’est notre affaire !

Nous le savons, plus encore cette année, la situation est difficile : une réforme du collège promulguée à coups de menton, des effectifs partout à la hausse, un lycée qui s’essouffle, des modalités de gouvernances

toujours plus tatillonnes et prescriptives.
Pourtant, même s’il y a eu des créations de postes (60000 qui peinent à couvrir les 80000 suppressions Sarkozy avec de surcroît une hausse démographique importante), une remise en place de la formation initiale avec les difficultés qui y perdurent, notre École a encore besoin de beaucoup pour remplir pleinement sa mission. Nous avons certes, et bien tardivement, réussi à arracher une première étape de revalorisation : nous la savons insuffisante pour rendre leur attractivité à nos métiers et nous aurons à poursuivre le combat.

Mais dans ce contexte, qu’en serait-il avec 500000 suppressions de postes de fonctionnaires ? Ces projets sont non seulement irréalistes (moins d’École, moins d’Hôpital, moins de sécurité ???) et extrêmement dommageables pour notre société, mais aussi purement idéologiques. C’est vouloir désigner le fonctionnaire comme bouc émissaire, le planqué, responsable de tous les coûts ; c’est faire fi de ce que sont la solidarité, la redistribution, l’égalité d’accès aux savoirs, à la santé, voire la sécurité. OUI l’investissement social a un coût, mais le renoncement, la ségrégation, l’apartheid social en ont un aussi, bien plus lourd, et pas seulement en termes économiques.

Rendez-vous ? Il en faut, pour nous donner du souffle !

Nous tiendrons notre congrès d’étude tout bientôt, les mercredi et jeudi 8 et 9 février 2017, autour des thèmes de liberté pédagogique, management et syndicalisme. Benoît Teste, notre nouveau secrétaire général adjoint accompagnera nos travaux. Là comme ailleurs, il s’agit de se donner les moyens, de réfléchir comment, ensemble, être mieux acteur et libre dans nos métiers ; pas « indépendant », mais riche de nos expériences et savoir-faire professionnels, ces éléments-mêmes qui font que nous pouvons légitimement être fier de construire demain !

Alors OUI, faisons de cette année la nôtre, ne la laissons pas confisquer par je ne sais quel fatalisme, où tout serait déjà écrit ; pas de résignation, mais de la résistance ! Battons-nous ensemble, c’est notre force, notre richesse et notre liberté ! Au nom de la section académique tout entière, je vous souhaite une bonne année 2017 !