Sagesses populaires

« Le mois de mai de l’année, décide la destinée. »

« Plus mai est chaud, plus l’an vaut. »

Le zonage des congés de printemps n’a pas davantage entamé les mobilisations que ne l’avaient fait ceux d’hiver. Les manifestations dans les premières académies rentrées ont pris le relais des manifestations des dernières zones à partir. Mais nous savons tous que nous abordons les dernières semaines de l’année scolaire. Les trois premières semaines de mai seront donc déterminantes pour le rapport de force qu’il nous est indispensable d’imposer

  • Contre les suppressions de postes et les HS imposées
  • Contre une redéfinition de nos métiers imposée autoritairement
  • Contre le démantèlement des services publics et des statuts de leurs personnels
  • Contre la guerre à tous les repères collectifs et à toutes les solidarités
  • Pour le droit à l’éducation pour tous, avec des moyens qui tiennent compte de la diversité et des difficultés sociales et culturelles
  • Pour un second degré pour toute une génération
  • Pour les recrutements nécessaires de fonctionnaires qualifiés titulaires
  • Pour des salaires et pensions qui permettent de vivre dignement

Au-delà des actions locales qu’il est nécessaire de relancer pour mener sur le terrain et dans le débat avec les parents d’élèves, les élèves et l’ensemble des citoyens, au-delà de l’interpellation des élus qu’il faut poursuivre pour les placer devant leurs responsabilités et parfois leurs contradictions, nous devons participer massivement aux rendez-vous nationaux pour nous faire entendre et peser sur les décisions pour la rentrée 2008, sur les arbitrages budgétaires pour les années suivantes et sur les réformes en chantier. Les mensonges mêmes du ministre, qui n’hésite pas à limiter l’explication des suppressions de postes au seul argument démographique, faisant l’impasse sur les transformations en HS et les réformes visant à réduire l’offre d’enseignement témoignent que les actions que nous menons depuis plusieurs mois pèsent sur la communication gouvernementale, comme en témoignent également les délais pris dans l’annonce de la réforme de nos statuts.

Dès le Premier mai nous devons être nombreux et visibles dans les défilés intersyndicaux.

Le 15, à l’appel des fédérations de l’éducation, dans l’unité, nous exigerons une autre politique éducative, une autre ambition pour l’Ecole. L’ampleur de la grève et des manifestations ce jour là sera déterminante.

Enfin, la manifestation nationale du 18 à Paris devra constituer le point d’orgue de toutes nos mobilisations. A en juger par les inscriptions, cette manifestation sera massive. Ne pas hésiter à médiatiser dans chaque établissement le nombre d’inscrits pour ce rendez-vous et les sommes collectées pour financer le déplacement : cela participe aussi du rapport de force.