Ces dernières années, les remplacements des enseignants sont de moins en moins bien couverts : le nombre de TZR (Titulaires sur Zone de Remplacement) diminue. La situation des TZR est déjà difficile : déplacements fréquents et usants, changements d’établissements et de niveaux. Et cette année leurs tâches deviennent encore plus pénibles avec la réforme du collège et autant de déclinaisons locales : autant de progressions, d’EPI et d’AP différents que d’établissements.
De plus, la façon d’affecter les Titulaires Remplaçants ne s’est pas améliorée et même se dégrade.

Nous constatons de plus en plus d’entorses à la règle de l’affectation des TZR au plus proche de leur rattachement administratif, règle garante d’un meilleur service de remplacement : moins de pénibilité pour le TZR et moins de frais de déplacement (avancés par les TZR et remboursés, souvent partiellement, par l’administration). Ceci surtout depuis la disparition du Groupe de Travail sur les affectations des TZR à l’année qui se tenait en juillet : l’opacité de ces affectations est devenue totale, sans possibilité de vérification des représentants du personnel.
Suite aux pique-niques revendicatifs de TZR devant le rectorat, l’administration s’était engagée à des évolutions. Nous avons constaté la réécriture des passages qui choquaient beaucoup de TZR dans leur circulaire de gestion et un début de reconnaissance du délai de 48h entre deux remplacements.

Par contre le rectorat s’était engagé à nous communiquer des documents sur les affectations des TZR avec un délai de quelques jours afin de permettre au SNES de vérifier que les affectations étaient bien « au plus proche ». Mais en réalité, le rectorat nous a transmis un document partiel et inexploitable, après avoir déjà envoyé à des TZR leurs arrêtés d’affectation à l’année.

Pour continuer à porter nos revendications, un stage TZR pour s’informer et organiser nos actions aura lieu le mardi 13 décembre au lycée Mounier à Grenoble.