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Bien difficile, après l’horreur, de reprendre la parole, de mettre des mots sur l’innommable... Et pourtant, le temps est venu maintenant de poser des questions, d’apporter des réponses.

Dans cette tourmente, nous avons appelé à partager ensemble cette émotion terrible, en participant aux rassemblements, aux marches avec tous ces gens qui se sont levés pour dire non.

Ce sursaut nous a fait du bien, mais demain ?

L’École est aujourd’hui interpellée, attendue. Si l’élan a été massif, nous savons bien qu’ici ou là, les situations peuvent être complexes, et que les besoins d’éducation sont immenses ; ceux-là mêmes qui nous ont conduits à mettre en cause la nouvelle carte de l’Éducation prioritaire, à être dans l’action pour en dénoncer les insuffisances criantes.

Ceux-là qui nous imposent aussi de réclamer une véritable formation pour nos métiers et par là, à refuser les bricolages de l’ESPE.

Ceux-là enfin, qui devraient obliger enfin nos gouvernants à prendre au sérieux la crise de recrutement sans précédent pour l’ensemble de nos métiers.

Oui, si l’École est bien au cœur du projet social, alors il faut s’en donner les moyens, et cesser de renvoyer aux calendes l’indispensable revalorisation de nos salaires et de nos conditions de travail.

Nous, Snes-FSU, avions , avant ce tragique mercredi 7 janvier, lancé un appel à la grève pour le mardi 3 février sur les salaires, les conditions de travail et de rentrée prochaine.

Plus que jamais, cet appel a du sens. Nous nous devons d’être tous en grève le 3 février, pour dire haut et fort qu’il ne suffira pas de nous payer de mots.

Tous nos élèves méritent d’accéder aux savoirs, aux connaissances, aux cultures qui seuls, rendent libres et permettent de faire reculer l’obscurantisme.

Donnons-leur, donnons-nous les moyens de faire avancer l’École... Soyons très, très nombreux en grève le 3 février 2015