Dans un article du journal Le Monde du 24 mars comparant dans divers domaine les propositions des « principaux » candidats aux présidentielles on pouvait lire, à propos des retraites et de la Sécurité sociale : « Des joutes verbales cachent parfois un diagnostic commun, voire une entente de fait », «  les candidats de droite et du PS s’accordent sur deux points : ne pas abroger la loi Fillon de 2003 et augmenter les petites pensions ». L’article rappelle, à propos de la réforme Balladur des retraites du régime général en 1993, « critiques dans l’opposition, les socialistes, revenus au pouvoir, conservèrent cette réforme. M me Royal n’a pas repris la proposition du PS d’abroger la loi Fillon, qui a aligné les fonctionnaires sur le privé… Seule la question de la réforme des régimes spéciaux fait encore débat ».

Après les élections présidentielle et législatives, on sait que de nouvelles mesures régressives concernant la protection sociale sont toutes prêtes et que les déficits (programmés et provoqués) des branches Maladie et Retraite de la Sécurité sociale servent d’argument de base à un tir d’artillerie médiatique, intense et groupé, préparant l’opinion à de nouvelles étapes dans la démolition des systèmes fondés sur la solidarité. Pour ce qui est des retraites, le rendez-vous fixé en 2008 par la loi Fillon et la cible des régimes spéciaux (pas ceux des ministres et députés ou sénateurs) laissent présager de nouveaux reculs pour tous les salariés.

Les compromissions politiques post-électorales et les renoncements annoncés de certaines organisations syndicales peuvent faire craindre le pire, mais rien n’est jamais écrit à l’avance. L’expérience passée et l’histoire récente montrent que par l’action syndicale, dans une unité qui se construit et s’impose, il est possible, non seulement de faire reculer un gouvernement, de le faire renoncer à ses projets néfastes, mais de lui imposer d’autres choix. Il faut donc se préparer à RÉSISTER.

Article publié dans le bulletin de Juillet 2007


Tract national (Oct.07)