22 janvier 2019

Sections départementales

COMPTE-RENDU CTSD « RÉPARTITION DES MOYENS »

* Soyons rassuré·es... rien ne s’arrange !

Information importante : le DASEN réaffirme que le texte en vigueur à ce jour, et donc pour la préparation de la prochaine rentrée, est celui qui n’impose qu’une seule HSA. À tous ceux et toutes celles qui commencent à subir des pressions de chef·fes d’établissement trop zélé·es nous disons : prenez contact avec nous pour nous informer de cette situation et exigez de votre chef·fe qu’il vous fournisse le texte vous indiquant son droit de vous imposer 2 HSA.

Voilà pour la bonne nouvelle. Cela étant le nombre d’Heures Supplémentaires est en augmentation dans nos établissements, au détriment des Heures Postes, et la répartition de ces HSA ne se fera pas sans peine malgré l’optimisme de notre nouveau DASEN, d’autant plus que le nombre de collègues à temps partiel à la rentrée 2019 n’est pas encore connu.

* « Vous avez été entendu·es »...

Ce n’est pas trop tôt ! Après plusieurs années de bataille, un DASEN reconnaît enfin qu’il faut « mettre les enfants au bon endroit ». C’est cette réalité qui a poussé à l’ouverture d’une deuxième ULIS à Annonay (mais cela suffira-t-il pour combler les besoins ?) ainsi qu’à l’ouverture d’une nouvelle division en SEGPA au collège les Perrières. Cela étant, cette dernière ouverture se fait à moyens constants, au détriment du collège Roqua : cela veut-il dire qu’il n’y pas de besoins dans cet établissement ? Nous en doutons et avons demandé qu’une étude soit menée sur les causes de la baisse des effectifs de la SEGPA du secteur d’Aubenas.

* ... Mais faut pas pousser non plus !

La question de l’accueil des élèves allophones reste toujours problématique à nos yeux : officiellement, il n’y aurait « que » 140 élèves allophones sur tout le département, premier et second degré confondus. Enfin, « que » 140 élèves pouvant prétendre à l’accueil obligatoire d’une première année dans le dispositif UPE2A ou dans le cadre de modules FLE. Mais dans la réalité, nous savons que le nombre d’enfants ayant besoin d’un accompagnement au-delà de quelques heures par semaine pendant un an est bien plus important. Et ce n’est pas ce chiffre qui a été retenu dans les calculs…

Par ailleurs nous avions pointé lors de notre dernier CTSD les difficultés que nous avions en tant qu’enseignant·es à prendre en charge en classe ordinaire des enfants allophones, surtout« P.S.A. » (Peu Scolarisé Antérieurement) ou « N.S.A. » (Non Scolarisé Antérieurement)1 , et nous avions obtenu une réponse favorable du chef d’établissement chargé de la formation, qui s’était engagé à organiser des formations d’établissement « Prise en charge des élèves migrants ». Nous avions même travaillé en collaboration/concertation avec lui pour élaborer un cahier des charges conforme à nos besoins de terrain. Quelle ne fut pas notre surprise de constater que cette formation au départ prévue pour chaque bassin ne soit finalement proposée qu’au niveau départemental ! Qui a été choisi·e pour y participer ? Nous ne le savons pas ! Si vous êtes intéressé·e par cette formation et qu’elle ne vous a pas été proposée par votre chef·fe d’établissement, merci de nous le faire savoir, nous pourrons argumenter pour qu’elle soit reconvoquée avec une diffusion vraiment large. En attendant, si le sujet vous intéresse, vous pouvez aller voir le compte-rendu du stage « Enfants de migrant·es à l’école... », organisé par la FSU le 27 novembre dernier : Article complet ici.

1 Notez que l’Éducation Nationale a rapidement recours à des acronymes
pour donner l’illusion que la situation est traitée ou maîtrisée...

* Et après ?

Le DASEN a mis en œuvre un calendrier laissant le temps aux équipes sur le terrain de préparer une rentrée la plus proche possible de leur réalité quotidienne. Il importe donc de construire le dialogue avec les chef·fes d’établissement lors d’Assemblées Générales, de la Commission Permanente ou du Conseil d’Administration en respectant les délais. Votre chef·fe a obtenu sa dotation et connaît sa structure (attention, la prise en compte est globale, il n’y a plus de seuils communiqués fixant le maximum d’élèves par niveau hormis en Éducation Prioritaire où il est de 25) : la rentrée se prépare maintenant, les TRM(tableaux de répartition des moyens par discipline, mise en œuvre des dotations globales) se votent avant les vacances d’hiver, ainsi que les ouvertures/fermetures de postes qui en découlent et qui impactent le mouvement intra, et certainement pas au mois de juin comme le clament certain·es chef·fes.