Entre déni et abandon !

Compte-rendu du point sanitaire du DASEN de l’Ardèche : entre déni et abandon !

Ce jeudi 6 janvier 2022, M. Patrice Gros, DASEN de l’Ardèche présentait un point sur la situation sanitaire dans les établissements du département. Vos représentant.es de la section départementale du SNES-FSU y étaient pour intervenir, questionner et rapporter ce qui s’est dit.

En décembre comme en janvier, l’école n’est pas un lieu de contamination pour le DASEN, circulez ! Et tant pis pour les taux d’incidence chez les enfants et ados qui atteignaient pourtant le double des autres tranche d’âge au mois de décembre en Ardèche... Pour le reste, tout va bien ou presque, la gestion des difficultés est renvoyée au local, à chacun de se débrouiller !
Petit aperçu des questions que nous avons soulevées et des réponses apportées :

→ Combien d’enseignants, d’AED, d’AESH et d’élèves sont absents ? Avec quels moyens de remplacements ?
Pas de réponse, aucun suivi des absences n’est en place au niveau départemental. Les chef.fes d’établissement sont invité.es à recruter sur pôle emploi pour pallier aux besoins. Le Dasen a préféré ne pas répondre à la question du recrutement de retraité.es pour remplacer les profs malades...

→ Quelle continuité pédagogique doit être assurée ? Comment répondre aux demandes parfois pressantes des parents, voire des élèves, pour les classes à examens ?
La réponse est claire : nul n’est tenu d’assurer des cours à distance. A rappeler au besoin aux chef.fes d’établissement qui exerceraient des pressions (le Dasen parle de continuité pédagogique « légère », le nouveau concept pour parler des devoirs sur l’ENT ou Pronote...). Concrètement, c’est encore à nous de faire face aux demandes des familles et des élèves dont l’angoisse est parfois bien réelle.

→ Quelles consignes sont données aux chef.fes pour les réunions et sorties scolaires ?
Pour le Dasen, les réunions doivent se tenir en visio, autant que possible. C’est donc aux chef.fes de trancher...
Rien ne s’oppose à l’exercice du droit syndical (HMIS).
Les temps d’échanges et de concertations sont particulièrement importants au moment des DG (les dotations vont arriver dans les établissements autour du 20 janvier). N’hésitez pas à nous contacter si vous rencontrez des problèmes. Pour les sorties scolaires, elles sont déconseillées, mais là encore, rien n’est interdit.

→ Où en est-on de la mise en place des détecteurs de CO2 et des purificateurs d’air ? Est-il envisageable de fournir de masques FFP2, au moins aux personnels les plus fragiles ?
Aucun suivi n’est en place, le Dasen ne sait pas quels établissements en sont dotés, il se contente de rappeler qu’une subvention a été allouée par le Conseil départemental pour cet usage. Selon lui, les détecteurs de CO2 ne servent à rien d’autre qu’à rassurer les inquiets et à leur indiquer d’ouvrir les fenêtres de temps à autre. Nous avons rappelé qu’à notre connaissance, peu d’établissements disposent de détecteurs de CO2, et qu’il s’agit au mieux d’un ou deux appareils mobiles pour des dizaines de salles. Il en va de même pour les purificateurs d’air.
Mesurer de façon rationnelle et précise la qualité de l’air et de la ventilation, de façon à pouvoir identifier les lieux et situations à risque est pourtant un enjeu essentiel pour lutter contre un virus dont le mode de transmission est aéroporté. Il n’est pas prévu de fournir des masque FFP2 ; quant aux masque chirurgicaux annoncés hier par le Premier ministre et censés arriver d’ici la fin du mois, le Dasen n’a aucune information.