Le 9 juin dernier, les AESH étaient en nombre dans la rue pour dénoncer leurs conditions de travail et exiger un vrai statut et un vrai salaire. Un peu partout dans l’académie ont eu lieu des actions, des rassemblements, des mobilisations devant les DSDEN et rectorats.
La mobilisation doit continuer et reprendre dès la rentrée !
Grâce à la mobilisation du SNES, de la FSU et de l’intersyndicale, le ministère a été obligé d’ouvrir des discussions sur la création d’un statut d’AESH. Le statut et un corps de fonctionnaire de catégorie B, ça fait vingt ans qu’on l’attend. Il y a urgence !
L’institution est responsable des conditions de travail et de vie des accompagnantes d’élèves en situation de handicap qu’elle dégrade depuis plus de vingt ans.
Pour que l’école inclusive existe et fonctionne il faut des moyens financiers et humains et cela passe par la création d’un statut pour les AESH, deuxième catégorie en nombre de personnels dans l’éducation Nationale.
Pour le ministère, la fonctionnarisation de l’ensemble des AESH est exclue. Il envisage de titulariser seulement 10 à 20 % des AESH sur des fonctions de hiérarchie intermédiaire de coordination.
Les autres AESH resteraient contractuelles et concentrées sur l’accompagnement à la vie quotidienne et sociale des enfants atteintes d’un handicap lourd. De plus, le ministère fait fi de la pénibilité du travail des AESH et soutient la nécessité de leur confier d’autres missions afin qu’elles atteignent un temps complet.
Dans notre académie, on ne compte plus les démissions, les abandons de poste, les fiches SST, les accidents du travail...face à un management toxique qui se durcit avec la mise en place des PAS mais également une mutualisation à outrance et des situations de plus en plus lourdes et complexes qui ne donnent plus le temps aux AESH d’accompagner correctement les élèves.
L’épuisement et la charge mentale des AESH au quotidien sur le terrain ne font qu’accroître la souffrance au travail.
Les AESH sont des êtres humains qui exercent un vrai métier d’utilité publique, ils.elles ne sont pas des pions, des chiffres ou encore des variables d’ajustement. L’école inclusive n’est pas une option !
Le SNES-FSU dénonce l’inégalité de traitement des accompagnantes envisagée, qui laisserait 80 % des accompagnantes dans la précarité, avec un temps incomplet imposé, et toujours sans perspective de carrière. Un corps de catégorie B avec un temps plein à 24 heures pour l’ensemble des collègues : il est grand temps de changer la donne !
Rendez-vous dans nos stages FSU AESH pour tout.es les AESH du premier et second degré
- 6 octobre 2026 ( Savoie / Haute-Savoie ) à Chambéry
- 13 octobre 2026 ( Drôme / Ardèche ) à Valence
- 10 novembre 2026 ( Isère ) à Grenoble
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