De l'énergie, encore et toujours !

Bien que deux semaines seulement nous séparent de la rentrée, il est difficile d’en connaître encore les contours précis. Le protocole sanitaire dans l’Éducation nationale a été allégé en catimini fin juillet même si les conditions sont aujourd’hui préoccupantes et conduisent le gouvernement à durcir les mesures sanitaires ; au secours, la cacophonie, le retour !

Dans ce contexte, et parce que notre parole de professionnel-les doit être entendue, nous organisons notre conseil syndical de rentrée le vendredi 28 août au lycée Mounier à Grenoble, de 9h à 16h30. Cette réunion est indispensable pour réfléchir ensemble aux priorités d’une rentrée vraiment pas comme les autres et pour donner des outils pour notre travail (à distance ou en présence), quel qu’il soit amené à être.

Sur le fond, rien n’a changé : aucun retour sur les fermetures de postes, aucun moyen supplémentaire pour réduire les inégalités creusées par le confinement, des effectifs qui vont poser problème, et des réformes qui avancent coûte que coûte pour l’école comme pour la Fonction Publique. Le premier mouvement sans élu-es des personnels a fait la démonstration de son opacité, dans l’arbitraire complet au détriment des collègues ; la phase de procédure d’appels, la seule dont nous avons pu être témoins au milieu de l’été, s’est révélée une caricature tant le plus grand flou l’a disputé à l’impréparation et à la mauvaise foi. C’est un vrai changement de cap par rapport à la gestion des personnels telle que nous l’avions connue en Capa. Ce gouvernement, toujours dans le déni du résultat des élections professionnelles, voudrait convaincre que les syndicats forts, donc la FSU, n’ont plus d’utilité : il a fait le choix de la guerre frontale.
Or la période du confinement l’a montré grandeur nature, notre syndicalisme de terrain a permis de rompre l’isolement, de diffuser les informations bien utiles, de rappeler constamment les droits, et d’obtenir leur application en recourant à notre rectrice pour toutes les situations de débordement. Nous avons tous mesuré leur fréquence.
Par ailleurs, le remaniement ministériel ne semble en rien signifier l’avènement « du monde d’après », promis la main sur le cœur pendant le confinement, Corinne Baffertmais bien plutôt la poursuite d’une politique brutale, libérale revendiquée, contraire aux solidarités et à la justice sociale encore plus urgente dans les périodes difficiles.

Nous le savons bien, nous avons besoin d’un syndicalisme fort, encore plus fort ! RDV le vendredi 28 août. Nous vous attendons nombreu-ses (avec vos masques !) D’ici là, profitez bien de la fin de coupure estivale !