Un peu de lumière

« Il faut souffler sur quelques lueurs pour faire de la bonne lumière »

René Char – Les Matinaux

Alors vraiment, personne n’avait informé notre président des risques de réchauffement climatique… C’est grave, on lui cache tout, on lui dit rien ! En revanche, il ne se prive pas d’enclencher le matraquage médiatique sur l’absolue nécessité de ruiner les perspectives d’une retraite décente pour toutes et tous. On a droit aux mensonges les plus éhontés : il faudrait travailler plus, on serait au bord du gouffre financier, il s’agirait de plus d’équité entre les un-es et les autres… Il n’est jamais avare d’arguments fallacieux lorsqu’il s’agit de détruire les mécanismes collectifs de solidarité et de protection.

De ces projets ravageurs, nous ne voulons toujours pas, Monsieur le Président. Ensemble, nous nous préparons à vous le dire très fort, encore plus fort, le 19 janvier dans une grève gigantesque, et à le répéter autant que de besoin. Il faudra bien finir par nous entendre. Nous ne voulons pas de cette régression majeure qui consiste à paupériser les retraité-es pour les ramener à la situation d’avant 1945, et à considérer l’argent des retraites comme un gigantesque magot à livrer aux appétits financiers voraces.

De même, nous portons des exigences pour nos services publics, Santé ou École, même combat. Nous avons besoin de recruter des personnels qualifiés pour l’ensemble de nos métiers, qualifiés et payés. Qu’il s’agisse des AESH, qu’il faut sortir de la précarité en leur proposant un statut et pas un contrat, ou de nos salaires qu’il faut revaloriser sans condition, il y a urgence. C’est en ce moment la voie professionnelle qui est passée au rouleau compresseur du libéralisme : il faudrait moins d’école et plus d’entreprise pour nos élèves les plus fragiles ? Où est passée l’ambition d’éducation pour tous nos jeunes ? Ne sont-ils et elles que de la chair à patronat ? C’est indigne des prétendues valeurs républicaines dont ce gouvernement passe son temps à se gargariser à longueur de médias. Il faut remettre à plat les réformes du lycée et du bac, qui apparaissent clairement maintenant pour ce qu’elles sont : une gigantesque machine à broyer et à sélection sociale, parcourSup venant couronner le tout. Tout est à craindre également pour le collège, auquel le ministre parle (oui, ça lui arrive) de s’atteler. Il faut des postes, et pas encore de nouvelles suppressions ! Notre second degré est exsangue.

Le 17 janvier sera le premier temps de la mobilisation pour notre école et nos salaires et nos pensions ; il faut que chacune et chacun comprennent bien que son engagement est indispensable et crucial. De nos salaires, dépendent directement nos retraites. Cette première journée de mobilisation doit tout mettre en œuvre pour enclencher un mouvement puissant le jeudi 19 janvier de toutes et tous en grève contre ces projets désastreux.

Les syndicats l’ont dit et répété de manière unanime, c’est suffisamment rare pour être souligné ! L’allongement de la durée de cotisation, tout comme le recul de l’âge de départ à 64 ou 65 ans, selon que l’on serait très méchant ou seulement méchant, c’est NON ! Le SNES, avec la FSU, prendra toute sa place dans le mouvement interprofessionnel qui se construit, que les annonces aient lieu le 10 janvier, ou que ce suspens de mauvaise série B soit encore prolongé, nous sommes prêt-es !
Vous nous avez apporté toute votre confiance en nous plaçant à la première place lors des élections professionnelles de décembre, nous saurons nous en montrer dignes en engageant la bataille pour gagner. Encore merci, et à très vite, en grève et dans la rue !

Toute la section académique vous souhaite une bonne année et de belles victoires, ensemble !