3 mai 2026

Nos métiers

AESH : Poursuivons la mobilisation pour un VRAI STATUT

Edouard Geffray avait promis l’ouverture de discussions sur le statut d’AESH en mars. A ce jour, il n’y a même pas un calendrier. Envoyons-lui une petite carte pour le lui rappeler !

Lors de l’examen, au Sénat, en janvier, de la proposition de loi relative à la création d’un statut d’AESH puis lors d’une séance de questions au gouvernement, toujours au Sénat, le 25 février, le ministre de l’Éducation nationale s’est engagé sur un début de discussion autour du statut des AESH en mars. Depuis rien.

Dans notre académie, les PAS continuent de se mettre en place ce qui engendre une nouvelle cartographie avec de nouveaux périmètres géographiques dans lesquels les AESH continueront d’être déplacés sans aucune humanité et délai de bienveillance au gré des besoins, des urgences et des manques. Un nouvel avenant contraignant notamment les AESH à encore plus de mutualisation. Les conditions de travail sont telles que de plus en plus d’AESH démissionnent et cherchent à partir.

Le versement de la prime REP/REP+ en est l’exemple flagrant, il est l’occasion pour beaucoup d’entre nous de claquer la porte à cette école inclusive maltraitante.

Les établissements spécialisés continuent de fermer et le discours qu’un élève coûte plus cher en IME qu’à l’école accroît les situations complexes de plus en plus lourdes et difficiles auxquelles les AESH font face sur le terrain sans aucune formation, aucune aide de leur PIAL ou PAS.

En lycée les élèves notifiés MUT sont sacrifiés au profit des élèves notifiés I. Beaucoup d’élèves n’ont plus du tout d’accompagnement dans l’année alors même qu’ils passent des CFF, et BAC ( professionnels, technologiques, généraux ).

L’école inclusive est faite de bricolages constants et ne peut fonctionner correctement. Enfin les AESH étant la deuxième catégorie en nombre de personnels dans l’éducation nationale, ils et elles ne peuvent être maintenus dans une précarité institutionnalisée et pérenne.

Il est temps d’inonder le ministère et les établissements de cartes postales pour rappeler à tous et toutes que les AESH ne cesseront pas le combat et méritent d’être payé-es dignement et reconnu-es professionnellement.

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