Le premier enseignement de la grande opération de com’ du Grand débat est que le Gouvernement ne veut pas changer de ligne, comme en témoignent les vœux du Président et les déclarations des Ministres : les concessions faites sont marginales et grèveront surtout le budget de l’État et de la Sécurité Sociale ; on accentue la chasse aux chômeur·se·s, on n’augmente pas les salaires ; on désindexe les pensions. On peut même craindre que le Gouvernement et sa majorité ne s’appuient sur la revendication de justice fiscale et sociale et instrumentalisent le débat pour justifier de nouvelles coupes dans la dépense publique. Il poursuit la réforme de l’État et confirme son intention de mener celle des retraites en 2019. Et dans le même temps, le Patronat et les actionnaires restent les seuls bénéficiaires de la politique menée.

L’État, notre employeur, refuse d’augmenter les salaires de ses propres agents et continue de geler le point d’indice ! Ce faisant, il montre bien son mépris pour les fonctionnaires, alors que la nécessité du maintien de services publics de qualité n’est plus à démontrer et qu’elle figure en bonne place dans les revendications du moment. Si l’on ajoute à cela les 99,4 suppressions de postes pour la rentrée prochaine dont les traductions sont bien réelles dans nos établissements et vont rapidement apparaître sur le terrain, la volonté d’imposer une 2e heure supplémentaire, ainsi que le recours plus fréquent encore à la précarité, voire de nouvelles incitations au départ d’agents de la Fonction Publique, les attaques subies sont d’une ampleur inégalée.

Après le 17 et la grève du 24 janvier, la colère ne cesse de gronder et de s’amplifier dans nos établissements qui prennent connaissance des DG et, pour les lycées, des conséquences en termes de formation pour nos élèves.

Le combat que nous menons contre une réforme des lycées qui accentuent les inégalités sociales et territoriales, contre une politique de primarisation du collège qui commence par s’attaquer aux collèges de l’éducation prioritaire et aux collèges les plus ruraux de notre académie, contre la précarité que subissent par exemple les AESH dans notre académie, contre la volonté de nous bâillonner et de restreindre le droit à manifester… ce combat doit continuer et s’amplifier pour qu’enfin, pour l’éducation, pour les services publics, pour la justice fiscale et sociale une augmentation de tous les salaires (Smic, point d’indice …) et pensions ainsi que des minima sociaux et gagner l’égalité salariale Femmes/Hommes.

Le SNES-FSU appelle :

- à organiser des AG dans les établissements pour construire les actions nécessaires contre la casse de l’éducation (refus des heures sup’, refus des DG, démission des professeurs principaux, refus de participer aux opérations de com’ sur la réforme du lycée, informations des parents…) ;

- à participer massivement à la journée d’action nationale des retraités du 31 janvier ;

- à rejoindre les manifestations intersyndicales du 5 février à soutenir les AESH le 6 février pour porter leurs légitimes revendications (un préavis de grève est déposé)

Manifestations du 5 février

Annonay : 14h30 parking du Super U

Privas : 10h30 devant la résidence hospitalière du Montoulon

Romans : 10h30 place Ernest Gailly

Valence : 14h00 Champ de Mars

Grenoble : 14h devant le MEDEF (66 boulevard Foch)

Vienne : 14h devant la poste

Chambéry : 14h place du Palais de Justice

Annecy : 14h devant la préfecture