8 février 2019

Nos métiers

Le 14 février : disons haut et fort que NON, ça ne passe pas !

Les syndicats SNES, SNEP et SNUEP-FSU appellent à une journée de mobilisation dans les établissements, à construire des actions communes avec les parents, à interpeller nos élus...
Un rassemblement aura lieu devant le rectorat à midi. Chaque établissement est appelé à être présent physiquement ou à être représenté.

Depuis plusieurs mois, les personnels des lycées sont mobilisés contre une réforme du lycée et du bac, qui, loin de répondre aux problèmes de l’accès de nos élèves à l’enseignement supérieur, vont créer encore plus plus d’inégalités dans notre académie.

Depuis quelques semaines, les suppressions de postes annoncées par notre ministère (99,4 postes d’enseignants supprimés et 11 postes d’agents administratifs) se traduisent concrètement par une dégradation prévue des conditions d’études des élèves et de travail des personnels pour la rentrée prochaine. Au niveau national, la seule réponse est un décret méprisant voulant imposer une seconde heure supplémentaire obligatoire alors que les enseignants travaillent, selon le ministère en moyenne 43h par semaine.

Les parents d’élèves rejoignent les personnels et votent massivement contre ces conditions de rentrée dans les établissements car ce sont bien les élèves qui seront les premières victimes.

Vous êtes toutes et tous invité·e·s à participer à la réunion d’information de la FCPE 38 sur la réforme du lycée le lundi 11 à 20h30.

Les syndicats SNES, SNEP et SNUEP appellent à une journée d’action dans les établissements et organisent un rassemblement académique devant le rectorat de Grenoble le jeudi 14 février de 12h à 14h.

Contactez les parents, contactez la presse, témoignez des conditions de rentrée 2019, soyons nombreux et visibles devant le rectorat.

Affiche à compléter et à envoyer au SNES pour les établissements ne pouvant se déplacer à Grenoble :

Fiche collège pdf
Fiche lycée pdf

Rentrée en collège

Les collèges ont reçu leur dotation horaire globale pour la rentrée 2019. Elles sont en diminution drastique et les stocks d’heures supplémentaires ont augmenté au-delà du raisonnable : 1 500 élèves sont attendus en plus et le rectorat supprime 15 postes pour augmenter de 10 % le taux d’heures supplémentaires. Certains enseignants se verront envoyés en complément de service alors même que leurs collègues de même discipline devront effectuer des heures supplémentaires en nombre sans être volontaires.

Les conditions de rentrée en lycée

A l’heure où tous les lycées se débattent avec des moyens réduits pour préparer la prochaine rentrée, alors que la publication des programmes confirme les partis pris inacceptables du ministre, et que rien n’est précisé sur les épreuves du bacs, dont certaines devraient avoir lieu dès l’an prochain, les collègues attendent des mesure fortes qui contribuerait à aplanir ces difficultés.

Car les faits sont têtus et la carte académique des formations fait état d’une réduction de l’offre de formation, encore à l’état d’affichage d’ailleurs, les établissements sont contraints à des arbitrages douloureux entre options et effectifs réduits.
Des enseignements sont prévus pour être organisés entre plusieurs lycées, sans que les transports soient pris en compte, des mélanges options/spécialités avec des compléments par numérique…
La prise en charge de SNT, nouvel enseignement obligatoire en Seconde, pose des problèmes important de formation.
Tous les personnels demandent que cette réforme soit mise à plat et que les acteurs de terrain soient consultés et entendus !

Pourinformer et mobiliser les parents :

Lettre aux parents sur la situation en lycée

Lancement de parcours sup

La procédure parcoursup vient d’être relancées alors que la majorité des questions qui avaient été posée l’an dernier, en particulier sur la transparence des algorithmes ne sont pas réglées. Et en effet, actuellement les Journée portes ouvertes ont lieu dans les établissements de l’enseignement supérieur. C’est un moment d’échange important entre les familles, les lycéens et les équipes pédagogiques. Force est de constater que les familles et des lycéens sont inquiet et que leur stress est palpable lors des échanges.
Rien n’a été fait pour rendre parcoursup an II moins anxiogène !

Des profs principaux en limite de rupture

Que ce soit pour aider les élèves de Troisième à choisir leur lycée, de Seconde à faire leur choix d’enseignements de spécialités en première, ou d’accompagner ceux de Terminale dans la procédure Parcoursup, les enseignants et les psychologues de l’EN sont sommés de donner des informations parfois contradictoires, peu stabilisées, et qui engagent l’avenir de leurs élèves. Cette pression supplémentaire, en plus de celles inhérentes à l’exercice de leur métier, n’est évidemment pas acceptable. Les collègues n’en peuvent plus, cela impacte jusqu’à leur santé. Il n’est pas étonnant que dans cette situation de nombreux professeurs principaux démissionnent de cette mission. Il faut voir ce phénomène comme révélateur d’une réelle difficulté professionnelle qu’il serait gravissime d’ignorer.
Massivement les collègues annoncent qu’ils n’assureront plus cette mission qui demande beaucoup de temps pour la réussite des élèves

Pendant ce temps, le ministère affaiblit le service public d’information et d’orientation
L’ONISEP, seul éditeur public en matière d’information sur l’orientation est privé de ses ressources pour assurer ses missions. Conséquence, les informations fiables et gratuites pour les élèves diminuent. Le ministère démantèle le service public d’orientation de l’Education Nationale en décidant de ne conserver qu’un seul centre d’information et d’orientation par département et donc en privant les Psychologues de l’Education Nationale (Psy EN) du second degré du CIO, qui est leur lieu ressource.

Le projet de loi « Pour une école de la confiance » et la création d’établissements des savoirs fondamentaux en commission de l’AN.

Alors qu’aucune expérimentation d’école du socle n’a fait l’objet d’une évaluation, le législateur prévoirait des « établissements publics des savoirs fondamentaux » qui compliqueraient le fonctionnement des vies scolaires et faciliteraient les services partagés primaire-collège, les regroupements de niveaux, la bivalence… Loin d’être des innovations, il s’agit d’une modification profonde du système scolaire et d’une mise en cause le statut des enseignants pour construire, sur fond d’économies budgétaires, une école inégalitaire dont les élèves des espaces isolés et des milieux populaires feront les frais par manque d’ambition de l’Etat.

Interpellez directement vos élus afin que cette loi ne passe pas !

Modèle courrier aux députés et sénateurs

AESH

Les AESH sont mobilisés pour leurs conditions de travail et leur salaire. Alors que le Ministre de l’Éducation nationale et la Secrétaire d’État aux personnes handicapées doivent clôturer lundi prochain la consultation « ensemble pour une école inclusive », nous ne pouvons que nous inquiéter : les AESH ne sont pas parties pour une amélioration de leur métier et de sa rémunération, et les grands absents de l’école inclusive sont les enseignant-es, mêmes pas concertés ! Une fois de plus, une consultation au mépris des personnels et de leurs représentants.

Alors que le ministre intitule son projet de loi débattue en ce moment à l’Assemblée, l’école de la confiance, l’école va mal et les personnels n’ont pas confiance en un ministre qui cherche à inscrire un droit de réserve pour les enseignants et CPE et dont la conception du dialogue sociale est celle d’un passage en force contre l’avis des acteurs de l’école

Il est temps que le gouvernement entende les revendications des agents du service public qui œuvrent tous les jours sur terrain contre les fractures sociales et territoriales.