18 janvier 2022

Actualités

Sous la plage d’Ibiza, la réalité de la politique gouvernementale

Les représentant·es de la FSU ont interpellé la rectrice lors du CTA du lundi 17 janvier sur la mise en œuvre des déclarations de Castex et de Blanquer, suite aux annonces du 13 janvier.

Derrière les annonces, la réalité est, comme nous le dénonçons depuis des semaines pour la gestion de la pandémie, tout autre. Les moyens en AED sont bien arrivés et le rectorat envisage de reconduire les brigades départementales déjà expérimentées pour des interventions au coup par coup dans les établissements, les masques chirurgicaux doivent arrivés, dont des FFP2 pour les personnels vulnérables, des moyens contractuels sont bien dégagés… Mais pour celles et ceux qui ont signé des contrats avant janvier, il est hors de question de les prolonger automatiquement jusqu’à la fin de l’année ! Quant aux recours aux listes complémentaires pour le recrutement dans le premier degré, rien n’est descendu dans notre académie du ministère. Pour paraphraser la Secrétaire générale, nous avons des moyens, mais personne à mettre dessus ! Le rectorat en est arrivé à mettre des annonces sur les réseaux sociaux et ce ne sont qu’une centaine de personnes (dont une trentaine de reraité·es) qui y ont répondu, tous métiers confondus. Le résultat est sans appel : 1/5 des emplois d’administratifs d’aide dans le premier degré ont été recrutés, 1/3 des services civiques ont été recrutés… La raison est simple : les conditions de travail et de rémunération sont déplorables et le rectorat ne trouve personne !

L’un des points à l’ordre du jour a été la répartition des moyens dans le second degré. Alors que les organisations syndicales et la FCPE demandent un collectif budgétaire, les dotations sont aux antipodes des nécessités et continuent la casse du service public d’éducation.

Le bilan comptable est de 52 emplois en moins. Les moyens octroyés entre les départements pour les collèges et entre les lycées, après le moulinage technique, confirme nos analyses :

- en lycée, alors que les effectifs diminuent de 4 élèves (surtout les effectifs en post bac car les effectifs en 2de/Première/Terminale augmentent), ce sont plus de 99 heures d’enseignement qui sont supprimées (voir : https://grenoble.snes.edu/dotations-horaires-des-lycees-2022-toujours-moins.html) ;

- en collège, la répartition entre les départements se solde par la diminution de plus de 538 heures postes (cela correspond à 30 postes) et une augmentation de plus de 191 HSA, sachant qu’une réserve est faite pour la gestion des décharges de service liées aux compléments de service…

Quant au remplacement, alors que le nombre de TZR a diminué de près de 18 % depuis 2017, rien n’est prévu !

La FSU, suivie par les autres organisations syndicales, a voté contre, imposant à la rectrice la convocation d’un nouveau CTA.

Pour la rentrée prochaine, c’est donc une baisse des moyens, une dégradation de nos conditions de travail, sans parler du risque de n’avoir aucun personnel sur des postes du fait de la déqualification de nos métiers.

Au lieu de la plage, il faut continuer à battre le pavé, dès le 20 en participant aux mobilisations locales, et toutes et tous en grève le jeudi 27 janvier

Lieux des mobilisations du 20 janvier :

- 26 : “Pique-Nique revendicatif à Ibiza”, de 11H à 13H30 devant le lycée du Dauphiné à Romans ;
- 26 : happening revendicatif, de 12H à 14H devant le collège Fernand Berthon de Saint Rambert d’Albon ;
- 26 : rassemblement revendicatif, de 12H à 14H devant le collège André Cotte de Saint Vallier ;
- 38 : AG à la bourse du travail de Grenoble à 17h30 ;
- 73 : "Ibiza Party" à partir de 12h devant la DSDEN avec transats, parasols, lunettes de soleil et pique-nique ;
- 74 : rassemblement à 14h devant la préfecture d’Annecy.