26 octobre 2017

Edito

Durcir le ton, amplifier la vague ! Assez d’explications, nous avons compris…

Durcir le ton, amplifier la vague ! Assez d'explications, nous avons (...)

« Tout pour les uns, rien pour les autres, c’est pas juste, y disait Frédo »

Cette politique libérale, orientée tout entière vers le profit de quelques uns est délétère. La journée de mobilisation du 10 octobre, unitaire depuis bien des années a été l’occasion pour tous les fonctionnaires de le dire haut et fort. Le discours du tous contre tous fait des dégâts : actifs contre retraités, fonctionnaires contre salariés du privé, individuel contre collectif, jeunes contre vieux… Non, assurément, nous n’avons rien à gagner à ce jeu-là. Revenons un peu au sens de la fonction publique !

Il s’agit bien de garantir à la fois les personnels et les usagers. Egalité d’accès et de traitements pour les usagers et mise à l’abri des pressions du fonctionnaire par son statut. C’est à ce titre que le financement des services publics est un investissement, une redistribution des richesses qui permet la solidarité pour tous, et pas un poids, un coût comme se plaisent à le répéter nos financiers qui n’en ont jamais assez. Il est encore des voix pour s’élever et trouver que la suppression de l’ISF ne va pas assez loin ! L’arrogance et la morgue n’ont plus de limite.

Les batailles que nous avons commencées vont être longues, et nous devons les amplifier.

A la suite du 10, nous avons obtenu le maintien de la GIPA, et la compensation de l’augmentation de la CSG pour tous les actifs, alors que le ministère prétendait exclure tous les nouveaux fonctionnaires au prétexte qu’ils n’en avaient jamais payé, créant de cette manière, deux catégories de personnels. Ces gains ne sont pas rien, loin s’en faut, mais nous devons gagner encore. Il est inadmissible de différer d’un an la suite de PPCR, l’attaque par la CSG sur les pensions est fondamentalement injuste, le retour de la journée de carence est inique. Pire, le ministère se saisit de la crise de recrutement pour… baisser le nombre de postes aux prochaines sessions de concours ! Ça ne s’invente pas ! Au moment où il devient difficile de trouver des profs pour assurer le quotidien, le ministre en profite pour amplifier la précarité ! Et « en même temps », il attaque le bac (1) ; ne nous laissons pas embarquer et travaillons sur le fond et contre la précarisation tous azimuts.

La revalorisation de nos métiers est une urgence, parce notre école le vaut bien ! Mobilisons-nous, encore, plus fort, et commençons encore et toujours par renforcer notre outil : syndiquons-nous, et proposons le Snes-FSU à nos collègues, c’est l’atout gagnant !

1 voir enquête sur le bac sur le site national