Evaluation des enseignants (suite)

Le ministre vient de faire connaître une nouvelle version de ses projets de décrets et d’arrêtés sur l’évaluation des enseignants : les promotions selon les modalités et procédures actuelles seraient rétablis dans la période 2012 - 2015.
Les premières signatures recueillies (+ de 42000 en 8 jours) sur la pétition en ligne, l’annonce de la grève unitaire du 15 décembre et la communication du SNES dans les médias ne sont pas pour rien dans ce premier recul.

L’élève au centrre

Pour autant, si ce premier recul n’est pas insignifiant pour ceux d’entre nous qui attendent une promotion dans les prochaines années, il ne touche pas à l’essentiel de la réforme qui reste la négation de notre identité professionnelle et la caporalisation de nos pratiques.

Cette réforme est emblématique de la destruction de nos métiers et du renoncement aux ambitions éducatives pour tous les jeunes : en effet, toutes les réformes auxquelles nous sommes confrontées sont renvoyées au niveau local pour leur mise en œuvre : réformes des lycées généraux, technologiques et professionnels, livrets de compétence et socle commun en collège, emplois de fonctionnaires transformés en heures supplémentaires, mises en causes des minorations de service et garanties du décret de mai 1950, conseil pédagogique, dispositifs périphériques mis en place au détriment de l’enseignement et des apprentissages, etc.

Evaluation et compétences

Le rôle du chef d’établissement est donc primordial aux yeux du pouvoir actuel comme sans doute de ceux qui envisagent de représenter une alternance éventuelle. Mais lui concéder ce pouvoir d’évaluer qu’il revendique revient à affirmer que l’essentiel du métier d’enseignant du second degré n’est plus dans la transmission de savoirs et de savoir-faire, sur la base d’une qualification universitaire, à des élèves au sein d’une classe, mais dans toute une série d’actes ou d’attitudes périphériques.

Pour mettre en échec cette réforme scélérate

Continuons à signer et faire signer la pétition en ligne

Soyons tous en grève le 15 décembre et débattons partout des suites à construire au delà des congés du solstice !