La théorie du ruissellement ? Quelle sinistre blague !

Décidément, notre président des riches a bien du mal à garder son sang-froid dès qu’il quitte les sphères feutrées de l’entre soi financier…

Soyons très nombreux en grève et dans la rue le 10 octobre, dans l’unité syndicale complète pour faire entendre la voix des services publics.

Non, Monsieur le Président, les fonctionnaires n’acceptent pas d’être les boucs émissaires de votre politique,

Non, Monsieur le Président de la cour des comptes, les enseignants ne sont pas très absents, occasionnant par là des dépenses somptuaires pour les contribuables : nous sommes juste dans une crise de recrutement sans précédent, avec plus aucune réserve pour faire face aux besoins de nos élèves. Les 80000 suppressions de l’ère Sarkosy n’ont pas été compensées par les 60000 créations du gouvernement précédent, du fait notamment du baby-boom des années 2000. Et nous devrions accepter une nouvelle saignée de 12000 emplois, dont 50000 pour notre secteur ?

Ni le gel du point d’indice, ni le rétablissement de la journée de carence, ni les ponctions éhontées via la CSG, pas plus que l’idée de différer PPCR ne sont envisageables !

L’opinion sait l’investissement que représentent les Services Publics, la dépense publique pour la santé, et l’Education notamment, et ce qu’il lui en coûterait si cela ne devait plus exister.

Il faut urgemment prendre la mesure de la colère que soulèvent la baisse de l’ISF et les largesses faites aux actionnaires. L’idée que leur enrichissement supplémentaire viendrait rejaillir sur toute la société ne s’est jamais vérifiée, c’est une fable pour les petits enfants à laquelle on ne croit pas dans la vraie vie. On le sait bien, Robin des Bois, c’est dans l’autre sens ! Et le fait de taper du pied, tel un enfant gâté, en insultant, Monsieur le Président, ceux qui viennent vous le dire en manifestant ne changera en rien cet état de fait.




Corinne Baffert

Assurément, soyons très, très nombreux à le crier le 10 octobre ! (voir les rdv ici)