Le changement… dans la continuité, mais en pire… !

Les établissements viennent (ou sont sur le point) de recevoir officiellement leur enveloppe de moyens d’enseignement pour la rentrée 2014 ; « officiellement » car les proviseurs comme les principaux avaient déjà une connaissance « off » ou comme « base de travail » avant le comité technique académique (CTA) de répartition de l’enveloppe académique qui s’est tenu lundi 20 janvier et des comités techniques spéciaux départementaux dont la tenue s’échelonne entre le 21 et le 30 janvier.

Au niveau académique, la dotation ministérielle après avis du CTM est de +161 équivalents temps pleins (ETP), mais 100 ETP seulement sont des créations d’emplois publics, 61 sont donc constitués d’HSA. Les services du rectorat ont calculé un « besoin » pour les enseignements du second degré en hausse de 191 ETP. Inutile de préciser que ce calcul ne prend en compte que la hausse démographique et quelques évolutions positives que nous avons pu arracher, telle le retour de l’histoire-géographie en terminales S, et en aucun cas nos revendications en matière d’allègement des services et des effectifs ! Pour financer les 30 ETP manquant, le Recteur a pris la décision de supprimer 30 ZR ; les zones de remplacement et leurs titulaires restent plus que jamais la variable d’ajustement de la gestion des moyens du second degré.

Concrètement et comme les S1 et les élus aux CA commencent à le percevoir, cela signifie pour la rentrée prochaine la poursuite des effectifs lourds, un volume d’HSA imposées en augmentation, générateurs de pressions et d’autoritarisme local, de chantage aux dédoublements ou à la première chaire, de compléments de services indus, de traque à toutes les majorations possibles de nos services.
En clair, alors que nous avons obtenu que les discussions sur nos métiers et services se poursuivent et empêché qu’un projet ne comportant aucune revalorisation, ni en rémunérations, ni en conditions de travail et temps de service, nous soit imposé dès la rentrée, la rentrée prochaine est surtout marquée par une continuité dans la dégradation : paupérisation, difficultés professionnelles accrues, pressions hiérarchiques, absence de reconnaissance ; aucun signe donc susceptible de répondre à nos attentes et à enrayer la crise de recrutement dans nos métiers.

Devant cette situation, le bureau académique rappelle à tous le stage organisé le 30 janvier prochain, en présence de notre co-secrétaire générale Frédérique ROLET ; il appelle les S1 à provoquer des AG et/ou heures mensuelles pour informer sur les conditions de la rentrée 2014 et à mettre en débat les modalités d’action autour des commissions permanentes et CA : motions, rejet des répartitions proposées, expression publique (presse média) et en direction des parents, des élus locaux et parlementaires, etc…

Le bureau académique appelle à mettre en débat la perspective d’une journée d’action académique pour dénoncer ces conditions de rentrée et exiger de réelles perspectives d’améliorations, au cours du mois de février ainsi que les modalités de cette action : rassemblement(s) académique ou devant les permanences de députés ; délégations d’établissements ou manifestation massive, avec ou sans recours à la grève, etc.

Le bureau académique appelle les S1 à préparer et à participer nombreux au conseil syndical du 18 février et au congrès des 20 et 21 mars et à adresser à la section académique comme à la direction nationale des contributions pour faire de nos congrès académique et national de véritables temps forts de rassemblement, d’échange, de mobilisation et de luttes.