Pour être respectés !

Recrutements insuffisants et suppression de la formation professionnelle initiale,

Affectations des remplaçants (TZR) et compléments de service de titulaires de postes hors discipline de recrutement et de formation,

Professeurs de disciplines technologiques industrielles confrontés à une réforme visant à dénaturer la voie technologique, aux suppressions postes et à une prétendue formation indigente,

trois dossiers parmi d’autres qui témoignent du mépris dont nous sommes victimes, de la part du pouvoir, de notre administration, avec la complicité tacite ou active des corps d’inspection dont pourtant la première missions devrait être la défense de nos métiers et de nos identités professionnelles.

Le 10 février dernier

Parce que l’éducation n’est envisagée par le pouvoir actuel que comme un coût et non comme un investissement pour l’avenir,

Parce qu’il s’agit également de démonter le droit à l’éducation pour tous les jeunes, qui implique diversification des voies de formation et le développement de moyens d’enseignement, d’éducation et d’encadrement là où sont les besoins les plus importants,

Le pouvoir a fait la choix de supprimer massivement des postes de fonctionnaires dans l’éducation et pour cela d’imposer des réformes dont la principale fonction est de supprimer ou de réduire de façon drastique les enseignements les plus consommateurs de moyens : groupes de sciences ou d’atelier, options, etc. ; il a réduit les recrutements très en deçà des besoins, y compris des seuls besoins mesurés par ses services et recoure délibérément aux emplois précaires pour pallier les manques les plus visibles ; il a supprimé l’année de formation des stagiaires ; les déséquilibres disciplinaires, conséquences de suppressions d’emplois liées aux départs en retraite et non aux besoins et d’une succession de réformes brutales, amènent l’administration à multiplier les affectations hors discipline de recrutement et de formation, dès cette année pour les TZR, mais avec des risques d’extension rapide aux compléments de service.

Nos métiers ne sont pas des jobs d’étudiants ou des tâches d’exécution que l’on peut accomplir sans vraie formation et indépendamment de la discipline que nous avons choisi d’étudier, pour laquelle nous avons obtenu des qualifications et que nous voulons enseigner.

Cette véritable dévalorisation de nos métiers, à laquelle participent également l’effondrement de notre pouvoir d’achat et les perspectives d’évaluation par notre seul chef de service, quelles que soient ses propres qualifications, constitue une agression contre notre identité professionnelle, construite d’abord sur une identité disciplinaire.

Devant le Rectorat
  • Pour des recrutements à la hauteur des vrais besoins et d’une véritable ambition pour le second degré,
  • Pour une véritable formation professionnelle initiale et continue,
  • Pour le respect de notre identité disciplinaire et de nos qualifications,
  • Pour une voie technologique rénovée qui participe réellement à la diversification des voies de réussite pour tous les jeunes,
  • Pour une véritable revalorisation, en termes de carrière et de rémunération, comme de formation et de conditions de travail,
  • Pour en finir avec le mépris et être respectés dans nos métiers et nos missions

Rassemblement académique Mercredi 11 mai à 14 h 30 devant le rectorat de Grenoble