Les journées de formation sur la réforme du lycée peuvent être un temps d’action contre la réforme.

Les collègues remontés contre la réforme.

Si les collègues n’ont pas encore manifesté massivement leur opposition à la réforme du lycée lors des journées de grève et de manifestation, ils désapprouvent majoritairement cette réforme et le font savoir dès qu’ils sont amenés à s’exprimer à son propos, notamment lors des divers réunions dans les établissements sur sa mise en place.

Il en va de même pour les nombreuses journées de l’inspection sur la mise en place de la réforme du lycée programmées depuis début mars. Certaines ont été bien houleuses à tel point que l’inspection a programmé les prochaines en plus petit comités, par bassin, afin de garder le contrôle !

Nombre d’entre-vous nous interpelle car ils souhaitent boycotter ces journées de formation.

S’il est effectivement cohérent de ne vouloir pas perdre son temps dans une réunion sur une réforme que l’on dénonce, ils nous semblent plus intéressant (et moins coûteux financièrement) d’y participer et de confronter les bons petits soldats du ministre aux grandes incohérences de sa réforme précipitée, improvisée.

En commençant par exiger des réponses aux « questions qui dérangent », et elles sont nombreuses dans chaque discipline. Vous trouverez des exemples de questions à poser ici https://www.snes.edu/Programmes-de-....

Cela pourrait permettre à certains collègues indécis de prendre position contre la réforme et de nous rejoindre dans l’action.

La grève est toujours possible.

Néanmoins, les collègues qui tiennent absolument ne pas participer à ces journées sont couverts par des préavis de grève pour chaque journée depuis janvier. Nous leur déconseillons cependant d’indiquer par écrit qu’il le font par opposition à la réforme. S’ils assurent normalement leurs cours ce jour-là, ils sont néanmoins susceptibles de se voir retirer un trentième de salaire pour service non-fait.