Alors que notre pays n’a jamais été aussi riche, notre jeunesse aussi nombreuse, et les besoins de formations hautement qualifiées aussi grands, Macron et ses amis du CAC40 se mettent à l’œuvre pour détricoter tous les efforts de démocratisation de l’école depuis Langevin-Wallon (1944) et veulent nous entraîner sur un modèle libéral à l’anglo-saxonne, où l’argent (prêts étudiants rendus très accessibles, sélection par les droits d’entrée) et le marché se chargeront de gérer les flux d’élèves et les perspectives de ces derniers.

Profitant du scandale du tirage au sort d’APB pour quelques affectations dans les filières sous-tension du supérieur, qui masquait en fait le vrai scandale des dizaines de milliers de places manquantes pour accueillir la très nombreuse génération 2000, ils mettent en place un système de tri sélectif pour éliminer les plus fragiles/pauvres et ne pas avoir à mettre la main à la poche de l’Etat pour doter l’université des capacités d’accueil nécessaires.

En tirant sur le fil, ils s’en prennent également au baccalauréat accusé de tous les maux dans le temps même où la plupart des pays développés se mettent à copier notre système pour son efficacité, en voulant y introduire une part majeure de contrôle continu qui mettra fin à la valeur nationale du diplôme et installera de fait une hiérarchie entre les établissements.

Enfin, l’accès à une scolarité du second degré ouvert à tous est mis à mal par une volonté de casser filières et séries pour proposer un lycée à la carte où seuls les initiés seront à même de se composer un curriculum permettant véritablement un accès au supérieur.

Pour le SNES-FSU, la complexité de la société et du monde du travail justifie une scolarité obligatoire portée à 18 ans, et le droit à une place en lycée pour tou-tes les jeunes. Il faut donc terminer le mouvement de massification commencé dans les années 1980, mais en l’accompagnant d’une réflexion sur les différentes formations qui mène à en démocratiser l’accès : les voies et séries ne doivent pas être des instruments de tri social, renforçant le sentiment d’injustice pour les jeunes les plus fragiles, contribuant ainsi aux inégalités sociales et au délitement de la cohésion sociale.

Ne laissons pas faire ! Il nous faut dès maintenant alerter collègues, élèves, parents, élus et médias de ce renoncement des ambitions de notre pays pour sa jeunesse.

Signez la pétition « Le bac a du sens »

Dès maintenant, il faut programmer des heures mensuelles d’information syndicale pour organiser la campagne contre ces projets. Si vous souhaitez avoir de l’aide pour animer une heure d’information syndicale, n’hésitez pas à nous contacter.

Pour débattre et construire une riposte à la hauteur des enjeux, la section académique organise également un stage syndical le mardi 23 janvier à la Bourse du Travail de Grenoble. Inscrivez-vous nombreux et proposez le au plus grand nombre de collègues.

Le SNES vous propose des outils pour démystifier les incantations libérales et faire la démonstration que les projets du gouvernement conduiront à plus d’injustices sociales et à moins d’égalité des chances.

Sur la réforme Plan étudiant :

des affiches ou tracts

une lettre aux élèves et aux parents

une motion pour le CA

un courrier pour les parlementaires

une liste de points à aborder en heure mensuelle d’information syndicale :

Sur le baccalauréat :
tract, affiche

idées reçues sur le bac :

une pétition :
« Le bac a du sens »

un interview de Claire Gueville, responsable nationale lycée sur l’essentiel :
https://www.youtube.com/embed/Vdjf2...

sur le lycée modulaire, l’exemple du Royaume-Uni :